‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 115 sur 123 · A UN DÉTRACTEUR DE CORNEILLE · texte numérisé non relu

A UN DÉTRACTEUR DE CORNEILLE

CoiuB on âcheyait cette édition (de 17649 la toL ifv-S^.)j il est tombé entre les mains de Téditeur je ne sais quel livre intitulé, Réflexions morales , politiques y historiques et littéraires sur le théâtre, sans nom d auteur; à Avignon, chez Marc Chave, imprimeur et libraire.

L'auteur parait être un de ces Ëinatiques qui commencent depuis quelque temps à lever la tête, et qui se déclarent les ennemis des rois, des lois, des usages et des beaux arts. Cet homme pousse la démence jusqu'à traiter Corneille d'impie. Il dit que le parallèle continuel que Corneille fait des hommes avec les dieux, fait tout le sublime de ses pièces. Il anathématise ces beaux vers que Comélie, dans la Mort de Pompée, adresse aux cendres de son mari :

Oui , je jure des dieux la puissance suprême , Et , pour dire encor plus , je jure par vous-même , Car vous êtes plus cher à ce cœur affligé , etc.

et voici comme cet homme s'exprime : « Mettre des cendres « au-dessus de la puissance des dieux qu'on adore, est-il « rien de plus faux et de plus insensé ? Cette pensée tournée « et retournée, est répétée en mille endroits dans les tra- « gédies de Corneille. Ce fou, qui, aux Petites-Maisons, se « disait le Père étemel , et cet autre qui se croyait Jupiter, « ne parlaient pas plus follement, etc. »

Il faut voir quel est ici le fou, si c'est le grand Corneille

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