‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 26 sur 123 · LA PROTECTION DE MANTOUE · texte numérisé non relu

LA PROTECTION DE MANTOUE

Lorsqu'aux pieds de mon roi tu mets ton jeune prince, Manto, tu ne vois point soupirer ta province.

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Dans t'attente d'un bien qu'on espère et qui fuit ; Et de sa main à peine a-t-il tari les larmes , Que sa France en la tienne aussitôt met ses armes, Que la gloire couronne , et la victoire suit«

' LA PAIX d'aLEI*.

Que ce £ut un spectacle , Alet , doux à tes yeux , Quand tu vis à ses pieds ces peuples factieux Trouver plus de bonté qu'ils n'avoient eu d'audace! Apprenez de mon prince ^ ô monarque vainqueur ! Que c'est peu &it à vous de reprendre une place, Si vous ne trouvez l'art de regagner les CœurSi

PAIX AGCOlinBB AUX CHEFS DES EBBBLLES*

La paix voit ce pardon d'un œil indiffésrent, Et ne veut rien devoir au parti qui se rend , Déjà par la victoire assez bien établie ; Et la noble fierté qui l'oblige à punir Ne dissimule ici le crime qu'on oublie Que pour ne perdre pas la gloire d'obéir.

LA PEISE DB NAHCI.

Troie auprès de ses murs l'espace de dix ans Vit contre elle les dieux et les Grecs combattants, Et s'arma sans trembler contre la destinée.

Grand roi , l'on avoûra que l'éclat de tes yeux Ta fait plus remporter d'honneur cette journée Que la fable en dix ans n'en fit avoir aux dieux.

i64 POÉSIES DIVERSES

]:.▲ ilBIPRISfi 0B CORBIB.

Prends Corbie , Espagnol, prends-la, que nous importe? Tu la rends à mon roi plus puissante et plus forte Avant qu'il en ait pu concevoir quelque ennui. Ton bonheur sert au sien , et ta gloire à sa gloire ; Et s'il t'a , par pitié, permis une victoire, Ta victoire elle-même a travaillé pour lui.

LA PRISB DB HBSDIN. '

A peine de Hesdin les murs sont renversés Que sur l'affreux débris des bastions forcés, Tu reçois le bâton de la main de ton maître, Généreux maréchal ' ; c'est de quoi nous ravir De le voir aussi prompt à te bien reconnoître Que ta haute valeur fut prompte à le servir.

liA PROTBGTION DU PORTUGAL BT DE LA CATALOGNE.

Que le ciel vous fiit doux lorsque dans votre ef&oi

Il vous sollicita de courir à mon roi

Pour voir entre vos murs la liberté renaître !

Le succès à l'instant suivit votre désir.

Peuples, qui recherchez ou protecteur ou maître,

Par cet heureux exemple apprenez à choisir.

1 Le maréchal de La MeiUeraye.

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