PSAUME XCVII
Cantate Domino canticum nouum, quia mirabiliafscit.
OiON, encore un coup^ par un nouveau cantique Des bontés du Seigneur bénis les hauts effets ; Fais régner dans tes murs Tallégresse publique Pour les miracles qu'il a faits.
Rien n'a pu te sauver que sa dextre adorable, . Qui t'a fait un triomphe après tant de combats , Et tu n'en dois enfin l'ouvrage incomparable Qu'à la sainteté de son bras.
Son divin salutaire a paru dans le monde, Et dégagé la foi des révélations ; Lui-même a dévoilé sa justice profopde A la face des nations.
Il n'a point oublié quelle miséricorde Aux enfants d'Israël promit sa vérité:
L'effet à sa promesse heureusement s'accorde , On voit ce qu'on a souhaité.
Oui, tout ce qu'a de bon l'un et l'autre hémisphère, Ceux où règne le jour, ceux oii règne la nuit,
Tout a TU du grand Dieu le sacré salutaire , Et les merveilles qu'il produit.
Cliantez , peuples , chantez , et par toute la terre Exaltez la vertu de son bras tout-puissant ; Montrez par votre joie au Maître du tonnerre L'effort d'un cœur reconnoissant.
N'épargnez point les luths à votre psalmodie, De la plus douce harpe ajoutez-y les tons , Joignez-y l'éclatante et forte mélodie Des trompettes et des clairons.
A l'aspect du Seigneur , éclatez d'allégresse ; Que la mer en résonne en tout son vaste enclos ! Et que la terre entière avec chaleur s'empresse  mieux retentir que ses flots !
Les fleuves suspendront leurs courses vagabondes Pour applaudir au Roi qui nous vient protéger ; Les montagnes suivront l'exemple de tant d'ondes. Voyant comme il vient tout juger.
Aussi jugera-t-il les vertus et le vice Sur la justice même et la même équité , Sans faire soupçonner de la moindre injustice Sa plus haute sévérité.
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