‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 138 sur 788 · CIN.XA · texte numérisé non relu

CIN.XA

Vous la \oulez sans iieiue, el la rendez honteu>e.

MAXIME

i'our sortir de ses fers jamais on ne rougit. On en sort lâchement, si la \erlu n'agii.

MAXIME

Jamais la liberté ne cesse d'être aimable;

El c'est toujours pour Rome un bien inestimable.

CINNA

Ce ne peut élre un bien qu'elle daigne estimer

Quand il vient d'une main lasse de l'opprimer :

Llle a le cœur trop bon pour se voir avec joie

Le rebut du tyran dont elle fut la proie;

Et tout ce que la gloire a de vrais partisans

Le hait trop puissamment pour aimer ses ))réseins.

MAXIME

Doue pour vous Emilie est un objet ilehaine'^

CINNA

La recexoirde lui me serait une gêne;

Mais, quand j'aurai vengé Rome des maux sou l'I'erls,

Je saurai le braver jusque dans les enfers.

Oui, quand par son trépas je Paurai mérilée.

Je veux joindre à sa main ma main ensanglantée,

L'épouser sur sa cendre, et qu'après notre effort

Les présents du lyraii soient le prix de s.i mon.

acth: III, .scf:ivi; i.

MWIME.

Mais l'ap]);irence, ami. ijik' vihi> |llli^^i. / lui philre Teint (Iii sang ili> ceini (jnVllo aime comnii' nii père? (.'ar vous n'êtes pas homme à la \ioleiiler.

Ami, dans ee palais on peut nous éeonli'r. El nous parlons peut-C'tre a\ee trop d'iuipruilenec Dans un lieu si mal j)ropie à notre conlidence : Sortons; qu'eu sûreté j'examine avec vous, l'our en venir à bout, les moyens les plus dou\.

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