‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 26 sur 788 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

.^GÉE , en prison '.

Demeure affreuse des coupables,

Lieux maudits, funeste séjour.

Dont jamais avant mon amour

Les sceptres n'ont été capables.

Redoublez puissamment votre mortel effroi, Et joignez à mes maux une si vive atteinte. Que mon âme chassée, ou s'enfuyant de crainte. Dérobe à mes vainqueurs le supplice d'un roi.

Le triste bonheur où j'aspire !

Je ne veux que hâter ma mort.

Et n'accuse mon mauvais sort

Que de souffrir que je respire. Puisqu'il nie faut mourir, que je meure à mon choix; Le coup m'en sera doux s'il est sans infamie : Prendre l'ordre à mourir d'une main ennemie. C'est mourir, pour un roi, beaucoup plus d'une fois.

' Roirou avait mis les stances à la nioile. Corneille, qui les emplop. les conJamne lui-mpme 'lans ses Réflexions sur la Iragêdie.

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