‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 279 sur 788 · I.CCI;ÈCE, à Doiaiid · texte numérisé non relu

I.CCI;ÈCE, à Doiaiid

Pourquoi, si vous l'aimez, m'icrire celle lettre?

DORANTE, à Ulircce.

J'aiiue de ce courroux les principes cachés. Je ne vcnis déplais pas, puisque vous vous fâchez. Mais j'ai moi-même enliu assez joué d'adresse; Il faut vous dire vrai, je n'aime que Lucrèce.

Cl AUICE, à Lucioie.

Est-il un plus grand fourbe? et peux-lu l'écouter?

IIORA.ME, :< Llciïcc.

Quand vous m'aurez ou'i, vous n'en pourrez douter. Sous votre nom, Lucrèce, et par votre fenêtre, Clarice m'a fait pièce, et je l'ai su connaître ; Comme en y consentant vous m'avez aflligé. Je vous ai mise en peine, et je m'en suis vengé.

mcKiicE.

.Mais que disiez-vous hier dedans les Tuileries?

IKiRANTE.

Clarice fui l'objet de mes galanteries...

CLARICE, bas, à Lucrèce.

Veux-lu longtemps encore écouter ce inoijueur?

DORANTE, à Lucrèce.

Elle avait mes discours, mais vous aviez mon cœur, Où vos yeux faisaient naître nn feu ijue j'ai fait taire, Jus(]u'à ce que ma flaniuie ait eu l'aveu d'un pète;. Comme tout ce discours n'était que fiction. Je cachais mon retour et ma condition.

CLAi.iCE, bas, à Lucrèce.

Vois (jne fourbe sur fourbe à nos yeux il entasse. Et ne fait que jouer des tours de passe-passe.

Dor.ANTE, à Lucrèce.

\'ous seule êtes l'objet dont mon conir est charmé.

LUCl.tCE, à Uoranle.

l!'esl ce (|ue les effets m'ont fort mal conliiiiié.

DORANTE

Si mon père à présent porte parole au vùln.', Après sou témoignage en voudrez-vous quelque autre?

LUCRÈCli.

,\près.son témoignage il faudra consulter

Si nous aurons encor quelqi:e lieu d'en douter.

DORANIE, à Lucréie.

(Ju'à de telles clartés voire erreur se dissipe.

X Ciarjte.

Et vous, belle Clarice, aimez toujours Alcippi': Sans l'hymen de Poilieis il m' tenait plus rien ; Je ne lui ferai pas ce mauvais entrelien: Mais entre vous ci, moi vous savez le mvslere. Le voici qui savauce, et japeivois mon père.

scÈtNi: vil

Gtiiiuyii:, DuitANTE, ALCiiTi:, ccMiiti:, i.ii:i;i.i:i;,

lïAlJELI.E, SABI.VE, Cl.lïd.N.

ALCIIT'E, sorlanl de chez Clarice el jtailaiil à 'lie.

Nos parents sont d'accord, et von» êtes à moi.

EXAMIiN LU MI..NTiail.

GÉRONTE, soilaul Je chez l.uciwc cl pailiicil à i-lle.

Voire père ;i Horantc engage votre foi.

AlCIli'f, ;> r.lariie.

Un mot de \ulre uiain, l'alTaire est tenuinée.

GÉROME, à Luticce.

Un mot de votre l)Ouche achève rhyméiiée. •

IioIîAME, à Lucrèce.

Ne so\ez pas rebelle à seconder nies vieux.

ALCII'PE.

Êtes-vous aujounl'liui muettes toutes deux?

CIARICE.

Mon père a sur mes vœux une entière puissance.

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