I.CCI;ÈCE, à Doiaiid
Pourquoi, si vous l'aimez, m'icrire celle lettre?
DORANTE, à Ulircce.
J'aiiue de ce courroux les principes cachés. Je ne vcnis déplais pas, puisque vous vous fâchez. Mais j'ai moi-même enliu assez joué d'adresse; Il faut vous dire vrai, je n'aime que Lucrèce.
Cl AUICE, à Lucioie.
Est-il un plus grand fourbe? et peux-lu l'écouter?
IIORA.ME, :< Llciïcc.
Quand vous m'aurez ou'i, vous n'en pourrez douter. Sous votre nom, Lucrèce, et par votre fenêtre, Clarice m'a fait pièce, et je l'ai su connaître ; Comme en y consentant vous m'avez aflligé. Je vous ai mise en peine, et je m'en suis vengé.
mcKiicE.
.Mais que disiez-vous hier dedans les Tuileries?
IKiRANTE.
Clarice fui l'objet de mes galanteries...
CLARICE, bas, à Lucrèce.
Veux-lu longtemps encore écouter ce inoijueur?
DORANTE, à Lucrèce.
Elle avait mes discours, mais vous aviez mon cœur, Où vos yeux faisaient naître nn feu ijue j'ai fait taire, Jus(]u'à ce que ma flaniuie ait eu l'aveu d'un pète;. Comme tout ce discours n'était que fiction. Je cachais mon retour et ma condition.
CLAi.iCE, bas, à Lucrèce.
Vois (jne fourbe sur fourbe à nos yeux il entasse. Et ne fait que jouer des tours de passe-passe.
Dor.ANTE, à Lucrèce.
\'ous seule êtes l'objet dont mon conir est charmé.
LUCl.tCE, à Uoranle.
l!'esl ce (|ue les effets m'ont fort mal conliiiiié.
DORANTE
Si mon père à présent porte parole au vùln.', Après sou témoignage en voudrez-vous quelque autre?
LUCRÈCli.
,\près.son témoignage il faudra consulter
Si nous aurons encor quelqi:e lieu d'en douter.
DORANIE, à Lucréie.
(Ju'à de telles clartés voire erreur se dissipe.
X Ciarjte.
Et vous, belle Clarice, aimez toujours Alcippi': Sans l'hymen de Poilieis il m' tenait plus rien ; Je ne lui ferai pas ce mauvais entrelien: Mais entre vous ci, moi vous savez le mvslere. Le voici qui savauce, et japeivois mon père.
scÈtNi: vil
Gtiiiuyii:, DuitANTE, ALCiiTi:, ccMiiti:, i.ii:i;i.i:i;,
lïAlJELI.E, SABI.VE, Cl.lïd.N.
ALCIIT'E, sorlanl de chez Clarice el jtailaiil à 'lie.
Nos parents sont d'accord, et von» êtes à moi.
EXAMIiN LU MI..NTiail.
GÉRONTE, soilaul Je chez l.uciwc cl pailiicil à i-lle.
Voire père ;i Horantc engage votre foi.
AlCIli'f, ;> r.lariie.
Un mot de \ulre uiain, l'alTaire est tenuinée.
GÉROME, à Luticce.
Un mot de votre l)Ouche achève rhyméiiée. •
IioIîAME, à Lucrèce.
Ne so\ez pas rebelle à seconder nies vieux.
ALCII'PE.
Êtes-vous aujounl'liui muettes toutes deux?
CIARICE.
Mon père a sur mes vœux une entière puissance.