‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 304 sur 788 · I.ÏSI · texte numérisé non relu

I.ÏSI

J'amène ici ma sœur, parce qu'il s'en va nuit: Mais vous pensez en vain chercher une défaite : Demandez-lui, monsieur, quelle vie on m'a faite.

DOU.VME.

Quoi! ta maîtresse sait que tu me l'as laissé!

LÏSE.

Elle s'en est doutée, et je l'ai confessé.

tlle s'en est donc mise en colère'?

Lïsi;.

El si forle.

Que je n'ose rentrer si je ne le rapporte : Si vous vous obstinez à me le retenir. Je ne sais dès ce soir, monsieur, que deveni'r; i^la fortune est perdue, et dix ans de service.

DOr.AME.

Ecoute, il n'est ]iour toi chose que je ne fisse : Si je te nuis ici. c'est avec grand regret; Mais on aura mon cœur avant que ce portrait.

Va dire de ma part à celle qui l'envoie Iju'il fait tout mon bonheur, qu'il fait toute ma joie. Que rien n'approcherait de mon ravissement Si je le possédais de son consentement: Qu'il est l'unique bien où mon espoir se fonde. Qu'il est le seul trésor qui me soil cher au monde. Et, quant à ta fortune, il est eu mon pouvoir De la faire monter par delà ton espoir.

LYSE

Je ne veux point de vous ni de vos récumpenses.

DOSANTE.

Tu me dédaignes trop.

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