SCÈNE II
D. ISABELLE, D. LiiO.NOlî, D. ELVIRE, BL.V.NCIIC.
D. lÊnXOR.
.aujourd'hui donc, madame.
Vous allez d'un héros rendre beureusc la llamiiy, Et, d'un mot, satisfaire aux plus ardents souhaits Ijue poussent vers le ciel vos fidèles sujets.
n. isai:eli.e.
Dites, dites plutôt qu'aujourd'hui, grandes reines, .le m'impose à vos yeux la plus dure des gènes, ■ Et fais dessus moi-même un illustre attentat Pour me sacrifier au repos de l'Etat.
Oue c'est un sort fâcheux et triste que le nôlie De«nc pouvoir régner que sous les lois d'un autre: Et qu'un sceptre soit cru d'un. si grand poids pou;- IJue pour lesoutenir il no* faille un époux! [nou>.
A peine ai-je deux n^ois porté le diadème, Que de tous les côtés j'entends dire qu'on m'aime, Si toutefois sans crime et sans m'en inJigiier Je puis nommer amour une aTdeur de régner. L'ambition des grands à cet espoir ouverte Semble pour m'acquérir s'ap[)ivter à ma pert-^;