‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 40 sur 788 · I.I-; COMTt:, D. DIÈGIIC · texte numérisé non relu

I.I-; COMTt:, D. DIÈGIIC

lE COMIË.

Enfin vous l'emportez, et la faveur du roi

Vous élève en un rang qui n'était dû qu'à moi ' ;

11 vous fait gouverneur du prince de Castille.

D. DIÈGUE

Cetl'^ marque d'honneur qu'il met dans ma famille Montre à tous qu'il est juste, et fait connatire assez (Ju'il sait récompenser les services passés.

lE COMTE. [sommes :

Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous Ils peuvent se tromper comme les autres hommes : El ce choix sert de preuve à tous les courtisans Onils savent mal payer les services présents.

U. DIÈGUE

Ne parlons plus d'un choix dont votre esprit s'iii-Jii'-. La faveur Ta pu faire autant que le mérite. Mais OR doit ce respect au pouvoir absolu, De n'examiner rien quand un roi Ta voulu. A l'honneur qu'il m'a fait ajoutez-en un autre. Joignons d'un sacré nœud ma maison à la vôtre. Vous n'avez qu'une fille, et moi je n'ai qu'un fils : Leur hymen nous peut rendre à jamais plus qu'amis : Faites-nous cette grâce, et l'acceptez pour gendre.

LE COMTE

A des partis plus hauts ce beau fils doit prétendre ; Et le nouvel éclat de votre dignité Lui doit enfler le cœur d'une autre vanité. Exercez-la, monsieur, et gouvernez le prince; Montrez-lui comme il faut régir une province, Faire trembler partout les peuples sous sa loi. Remplir les bons d'amour, et les méchants d'effroi ; Joignez à ces vertus celles d'un capitaine : Montrez-lui comme il faut s'endurcir à la peine. Dans le métier de .Mars se rendre sans égal, Passer les jours entiers et les nuils à cheval, Reposer tout armé, forcer une muraille.

Et ne devoir qu'à soi le gain d'une bataille : Instruisez-le d'exemple, et rendez-le parfait. Expliquant à ses yeux vos leçons par l'effet.

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