‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 456 sur 788 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Ce quo je sens en moi, je le présume en lui. Coiilre un si grand rival j'agis à force oiivcrte, Sans blesser son honneur, sans pratiquer sa perte. J'emprunte du secours et le fais hautement; Je crois qu'il n'agit pas moins généreusement, (Jn'il n'a que les desseins oti sa gloire l'invite, Et n'opposi' à mes vœux que son propre mérite.

Al;sl>OK.

Vous êtes peu du monde et savez mal la cour.

ATTiLE.

Est-ce autrementqu'en prince on doit traiter l'amour?

ARSIXOÉ.

Vous le traitez, mon lils, et parlez en jeune homme.

ATTALE

Madame, je n'ai vu que des vertus à Rome.

AliSl.NOÉ.

Le temps vous apprendra, par de nouveaux emplois, Quelles vertus il faut à la suite dos rois. Cependant, si le prince est encor votre frère, Sou\enez-vous aussi que je suis votre mère; Et, malgré les soupçons que vous avez conçus. Venez savoir du roi ce qu il croit là-dossus.

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