‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 538 sur 788 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CAl.BA, CAMILLE, UUTILE, ALIMANK.

Je vous le dis encor, redoutez ma vengeance, Pour peu que vous soyez de son intelligence. On ne pardonne point en matière d'État; Plus on cliéril la main, plus on hait l'attentat; Et, lorsque la fureur va jusqu'au saciilége, Le sexe ni le sang n'ont point de privilège.

CAMILLE

Cet indigne soupçon serait bientôt détruit

Si vous voyiez du crime où doit aller le fruit.

Othon, qui pour PlaïUine au fond du cœur soupire,

Otiion, qui me di daigne à moins que de l'empire.

S'il en fait sa conquête, et vous peut détrôner.

Laquelle de nous deux voudra-t-il couronner?

Pourrais-je de Pison conspirer la ruine

Qui, ra'arrachant du trône, y porterait Plautine?

Croyez mes intérêts, si vous doutez de moi ;

Et, sur de tels garants assuré de ma foi.

Tournez sur Vinius toute la défiance

Dont veut ternir ma gloire une injuste croyance.

GALDA.

Vinius par son zèle est trop justifié.

Voyez ce qu'en un jour il m'a sacrifié :

Il m'offre Othon pour vous qu'il souhaitait pour gen-

Jele rends à sa fille, il aime à le reprendre; [dre;

Je la veux pour Pison, mon vouloir est suivi;

Je vous mets en sa place, et l'en trouve ravi;

Son ami se révolte, -il presse ma colère;

Il donne à Martian Plautine à ma prière :

Et je. soupçonnerais un crime dans les vœux

D'un homme qui s'attache à tout ce que je veux?

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