‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 543 sur 788 · GAI.BA · texte numérisé non relu

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Qu'un- prince est malheureux quand de ceux qu'il Le zèle cherche à prendre une diverse roule, [écoute, Et que l'attachement qu'ils ont au propre sens Pousse jusqu'à l'aigreur des conseils différents! Ne me trompé-je point? et puis-je nommer zèle Cette haine à tous deux obstinément lidéle, Qui peut-être, en dépit des maux qu'elle prévoit. Seule en mes intérêts se consulte et se croit? Faites mieux: et croyez, en ce péril extrême. Vous, que Lacus me sert, vous, que Viniusm'aime; Ne haïssez qu'Ollion, et songez qu'aujourd'hui Vous n'avez à parler tous deux que contre lui.

visiis.

J'ose donc vous redire, en serviteur sincère, Qu'il fait mauvais pousser tant de gens en colère. Qu'il faut donner aux bons, pour s'entre-soutenir. Le temps de se remettre et de se réunir. Et laisser aux méchants celui de reconnaître Quelle est l'impiété de se prendre à son maître. Pison peut cejjendant amuser leur fureur, lie vos ressentiments leur donner la terreur, V joindre avec adresse un espoir de clémence Au moindre repentir d'une telle insolence; Et, s'il vous faut enfin aller à son secours, Ce qu'on veut à présent on le pourra toujours.

LACUS

J'en doute et crois parler en serviteur sincère, Moi qui n'ai point d'amis dans le parti contraire. Attendrons-nous, seigneur, que Pison repoussé

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