‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 548 sur 788 · A1T1CU · texte numérisé non relu

A1T1CU

Qui promet de trahir peut manquer de parole.

Si je n'eusse promis ce lâche assassinat.

Un autre par ton ordre eût commis l'attentat;

Et tout ce que j'ai dit n'était qu'un stratagème

Pour livrer en ses mains Lacus et Galba même-

Galba n'a rien à craindre : on respecte son nom;

El ce n'est que sous lui que veut régner Olhon.

Quant à Lacus et toi, je vois peu d'apparence

Que vos jours à tous deux soient en môme assurance.

Si ce n'est que madame ait assez de bonté

Pour fléchir un vainqueur justement irrité.

Autour de ce palais nous avions deux cohortes

Qui déjà pour Olhon en ont saisi les portes;

J'y commande, madame; et mon ordre aujourd'hui

Est de vous obéir et m'assurer de lui.

Qu'on l'enimène, soldats! il blesse ici la vue?

MARTIAN

Fut-il jamais disgrâce, ô dieux! plus imprévue?

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