C[,A[II»OND
Esl-ee rébellion que d'avoir trop de feu?
UAPIISIS.
C'est avoir trop d'amour et m'obéir trop peu.
Le dialogue se soutient sur ce ton pendant quelque temps. Tiifin, voyant qu'il ne peut rien gagner sur elle, Clariniond dit à Haphnis :
C'est donc perdre mon temps que de jilus y prétendre?
DAI-IIMS.
Comme je perds ici le mien à vous enlendre.
Cl ARIMOSD.
Ke quillez-vous sitôt sans nie vouloir gm'rir?
DAPHMS.
Clarimond, sans Daplinis. peut et vivre et mourir.
CLABIMOND.
Je mourrai toutefoisj si je ne vous possède.
»APIINIS.
Tenez-vous donc pour mort, s'il vous faut ce romcde.
Il s'abandonne à sa douleur, quand Amarante vient lui conseiller de demander Daphnis à son père, disant que si on la lui accorde il verra bientôt finir ses dédains. Le malheureux amant saisit avec transport ce faux espoir.
Géraste remplace Clarimond; la suivante lui persuade que ce cavalier ne l'a entrelenue que de son désir d'avoir Daphnis pour épouse; elle assure que sa maîtresse lui a dévoilé, à elle sa confidente, des sentiments qu'elle prenait soin de cacher à tout autre. Elle termine en le conjurant de ne point rapporter à Daphnis l'abus de confiance qu'elle vient de comnuttre.
Géraste dit à sa fille avec un sourire malin qu'il connaît son amant, et l'encourage dans de tels sentiments, qui lui sont très-agréables.
Daphnis pense que le vieillard lui veut parler de Florame, et remercie l'indiscrète jalousie d'Amarante, à qui sont dues de si heureuses dispositions. Son père parti, elle s'empresse d'en faire part à son amant, qui vient lui rendre visite, et se fait d'avance un plaisir de plaisanter Amarante sur Ip succès de son indiscrétion.
La suivante vient, et Daphnis lui reproche d'un air irrité d'avoir instruit Géraste de son amour pour Çlorame; mais, ajoute-t-elle, les projets sont déjoués, et mon père vient de consentir à mon union avec Florame.
Restée seule. Amarante se demande si par hasard
elle aurait nommé Florame ait lieu de Clarimonil. et sort ne sachant que penst'r. ,