ACTE CINQUIÈME
Dninon dit à Tliéanto que, cJiargi' pnr Clarimond de roiiiettrc un carlid ;\ l'Iorariie, dejiuis loiigtomps il clierche celui-ci ; Tliéante essaye de l'en délourner, et, voyant venir Florame, l'entraîne de force.
Florame se demande quel peut Être l'auteur de tous ses chagrins; Amarante se fait la même question, puisque le matin encore Géraste exprimait le désir de l'avoir pour gendre; mais il croit (ju'elle le persifle et quitte la scène avec emportement.
AI1\HA>TE, seiiL'.
Voilà lie quoi lomher dans un nouveau déAile. 0 ciclj qui vit juniais confusion éj^ale? Si j'écoule Daphnis, j'apprends tpi'un feu puissant \/A lirûle pour Fiorame, et qu'un père y consent • Si j't'-coutc Géraste, il lui donne Florame; El. si Fiorame est cru, ce vieillard aujourd'Iiui Dispose de Daplinis pour un aulie que lui. Sous un tel embarras je me trouve accablée; Lux ou moi nous avons la cervelle troublée.
Pelé mon, oncle de Clarimond, témoigne à Géraste son regret de ce qu'il a promis sa fille; tîéraste l'assure du plaisir que lui eût causé son alliance, et dit qu'il se tiendrait heureux qu'on lui rendît sa parole afin de pouvoir donner Daphnis à Clarimond.
Célie, qui a entendu ces derniers mots, accuse Géraste de duplicité; pour dissiper son erreur, le vieillard lui dit d'aller chercher Florame et Daphnis.
Celle-ci arrive la première, et ses longs reproches n'éclaircissent en aucune façon le malentendu.
L'arrivée de Florame avec Amarante et Célie fait cesser le quiproquo. La fourhe est découverte, et le bonheur des époux fait pardonner à la suivante. On se rend chez Florise, accordée à Géraste.
Restée seule, Amarante exprime son dépit : si Daphnis lui enlève Florame, ce n'est que parce que la maîtresse est plus riche que la suivante.
Pour Ironiper mon altente, et me foire un supplice, Deux fois l'ordre commun se renverse en unjour : 1 L'n jeune amant s'allache aux lois de l'avarice, ^ El ce ïiëillarifpour lui^suil celles de l'amour.
'\'ieillard. qui de la fdie aclièlcs une femme l'ont'peul-èlri' aussilot lu seras mécontent. Puisse le ciel, aux soins qui te vont ronger l'âine, Dénier le repos du»tombeau qui l'attend!
Puisse le noir chagrin de Ion bnmeur jalouse .Me contraindre moi-même à déplorer ton sort, ■Se j^lre un long trépas, et celte jeune épouse ;er toule sa vie à souliailer la mort !