‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 595 sur 788 · CLINDOR · texte numérisé non relu

CLINDOR

Je frémis à ])cnser à ma triste aventure! Dans le sein du repos je suis à la torture; Au milieu de la miil, et du temps du sonmicil. Je vois de mon trépas le honicux appareil ; J'en ai devant les yeux les funestes ministies , On me lit du sénat les manilenienls sinistres; .le sors les l'ers aux piedsj j'entends déjà le bruit De l'amas insolent d'un peuple qui me suit; Je vois le lieu l'alal où ma mort se prépare : Là, mon esprit se troiilile et ma raison s'égare. Je ne découvre rien qui m'ose secourir, lit la peur de la mort inc fait déjà mourir.

Pendant cette tirade, Isabelle et Lyse se sont tenues cachées. Le geôlier vient annoncer à Clindor que les juges ont consenti à ce qu'il fût exécuté la nuit. Clindor se loue de celle grande bonté, qui ne diminue en rien sa frayeur, quand tout à coup il voit entrer sa ma!tre.sse et sa suivante. Ils se disposent à fuir; pour rassurer leurs belles, les deux amants promettent de modérer leur ardeur jusqu'au jour du mariage. *

Pridamant et Alcandre sortent de la grotte; le magicien annonce que maintenant Clindor apparaîtra dans une haute fortune.

EXAMEN A.NALVTIQll-.

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