ACTE DEUXIÈ'ÎE
Alix instances que lui fait 0"dipe pour rengager à acrejjter la main d'OEmon, Dircê répond que ni prières ni menaces ne pourront l'ébranler; elle lui reproche d'avoir usurpé le tronc de ses pères.
J'ai vu ce peuple ingrat que l'énigme surprit Vous payer assez bien d'avoir eu de l'esprit.
ŒDIPE
■\'uus voulez ignorer cetlejuste maxime.
Que le dernier besoin peut l'aire un roi sans crime,
Qu'un jieuple sans défense est réduit aux abois. . .
iimcÉ .
Le peuple est trop heureux quand il meurt pour ses rois.
ŒI'IPE.
11 est quelques moyens de vous faire dédire.
DincÉ.
11 en Cal de braver le plus injuste emp'n-c, Kt, de quoi qu'on hienace en de tels sentiments, Qui ne craint point la moi t ne craint point les tyrans.
OSdipe sort pour s'informer do la réponse des divinités infernales.
lîienlot Nérine, dame d'iionneilr de Jocaste, entre tout éplorée; l'ombre do Ln'Uis a l'ait entendre ces ■ paroles :
<i Un grand crime impuni cause voire misère ; « Par le sang de ma race il se doit effacer :
« Jlais, à moins que de le verser,
K LcTnel ne se peut satisfaiie :
< Et la fin de vos maux ne se fera point voir ' « Que mon sang n'ait l'ait son devoir. »
Tombant dans l'erreur commune, Dircé se recon-
liait dans ce s*»;; à irrsrr : elle se soumel courageusement à la voliinlé du destin. — Amené par le niènif motif que iNéiiiie. Thésée s'efforce inutilement de la détourner de mourir : il vet.tts'immoler en même temps qu'elle et n'écoute aucun ordre ni rcprésenlalion.