‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 650 sur 788 · ACTE QUATmÈ.ME · texte numérisé non relu

ACTE QUATmÈ.ME

Justine presse Irène de la seconder dans son projet; Irène répond qu'il ne conviendrait point qu'en conseillant le parjure à son frère, une sœur lui fît perdre toute chance d'atteindre à l'honneur qui lui est peut-être réservé.

Poussée par le désir de savoir ce que pense Léon, Pulchéric entre. Après avoir dépeint l'accablement où il est plongé, Irène reproche à l'impératrice de manquer de courage; enfin, dit-elle, si mon frère vous paraît indigne de l'empire, le mérite d'Aspar permet à celui-ci d'y prétendre, et la disgrâce de Léon n)e causerait de moins longs regrets si je voyais mon amant parvenir au trône. — l'ulchérie ne veut point d'un cœur qui appartient à une autre.

Sous le voile d'un faux intérêt, Aspar lui-même vient, annoncer à Pulcbérie que les sénateurs se montrent tout à fait disposés à contrarier son choix; il a même lieu do croire qu'une main inconnue fomente la sédition. Indignée, Pulcbérie lui laisse entrevoir qu'elle connaît ses projets et ses sourdes menées; il l'assure de son zèle, mais pour preuve elle lui demande qu'il fasse décider le sénat à proclamer Léon, ou à la laisser régner seule : s'il y réussit, la main d'Irène sera sa récompense. Elle sort en emmenant Justine.

Dans la scène suivante, toute la fourberie de l'ambitieux Aspar se manifeste : invoquant leur amour, Irène le conjure de ne point entraver le bonheur de Léon, de ne point s'exposer à la vengeance de Pulcbérie; il ne veut prêter son appui à Léon qu'autant que Léon consentirait a partager l'empire avec lui.

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