SCENE II
D. JUAN, SGANARIÎLLO;, CHARLOTTE.
D. JUAN
Il n'y faut plus penser, c'en est fait, Sganarelle; La force entre mes bras allait mettre la belle. Lorsque ce coup de vent, difficile à prévoir. Renversant notre barque, a trompé mon espoir. Si par là de mon feù l'espérance est frivole. L'aimable paysanne aisément m'en console; Et c'est une conquête assez jileine d'appas, Qui dans l'occasion ne m'échappera pas.
Di'jà par cent douceurs j'ai jeté dans son âme Iles dispositions à bien traiter ma flamme : On se plaît à m'entendre, et je puis espérer Qu'ici je n'aurai pas longtemps à soupirer.
SGANARELLE
Ah! monsieur, je frémis à vous entendre dire. Quoi! des bras de la mort quand le ciel nous relire. Au lieu de mériter, par quelque amendement. Les bontés qu'il répand sur nous incessamment; Au lieu de renoncer aux folies amourettes, Qui déjà tant de fois... Paix, coquin que vous êtes : Monsieur sait ce qu'il fait; et vous ne savez, vous. Ce que vous dites.
D. JUAN
Ah! que vois-je auprès de nous?
LE FESTIN DE PiEllllE,
SCA.NAnELLE.
Qlu'est-ce?
D. JUAN
Tourne les yeux, Sganarelle, et condamna La surprise où me met cette autre paysanne. Doù sort-elle? peutoii rien voir de plus charniaul.' Celle-ci vaut bien l'autre, et mieux.
SCANAHELI.E.
Assurément.