LA Æ
Si la thérapeutique venait jamais à trouver un emploi à cet acide dont la saveur a quelque chose d’individuellement étrange et dont la vapeur me paraît avoir sur l’économie une action des plus vives, je crois qu'il ne serait pas difficile d’aller le recueillir à peu de frais dans les résidus rejetés des distilleries.
J’ajouterai une dernière observation.
Si l'acide succinique est bien, comme je l’affirme, un produit normal, nécessaire, de la fermentation alcoolique, je devais le retrouver partout où cette fermentation s’est produite, par exemple dans le vin. Et en effet, ayant pris le vin naturel dont je me sers habituellement et qui est un vin du Jura, en ayant évaporé un litre, repris par l’éther, il se déposa, après vingt-quatre heures, dans le sirop d’acide lactique que l’évaporation de l’éther laissa pour résidu, une quantité très appréciable de cristaux d’acide succinique. |