‹ Œuvres de Paul VerlaineChapitre 37 sur 55 · L'ALLÉE · texte numérisé non relu

L'ALLÉE

f Fardée et peinte comme au temps des bergeries, '-^ ifi^ t Frêle parmi les nœuds énormes de rubans, '0

/ Elle passe, sous les ramures assombries, te

^ Dans l'allée oîi verdit la mousse des vieux bancs,

c Avec mille façons et mille aflféteries

Qu'on garde d'ordinaire aux perruches chéries. Sa longue robe à queue est bleue, et l'éventail

: Qu'elle froisse en ses doigts fluets aux larges bagues S'égaie en des sujets erotiques, si vagues Qu'elle sourit, tout en rêvant, à maint détail. — Blonde en somme. Le nez mignon avec la bouche Incarnadine, grasse, et divine d'orgueil Inconscient. — D'ailleurs plus fine que la mouche

Q Qui ravive l'éclat un peu niais de l'œil.

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