III. — Expériences avec les sels de radium
Nous avons trouvé, avec cet appareil, que le chlorure de radium pur est paramagnétique. Son coefficient d'aimantation spécifique absolu, corrigé du magnétisme de l'air, comme il vient d'être indiqué, est i,oo. io c, en adoptant — 0,79. io-c pour le coefficient d'aimantation de l'eau qui nous a servi de corps de comparaison.
Le Tableau suivant montre d'ailleurs qu'un produit contenant environ | de chlorure de radium pour f de chlorure de baryum est diamagnétique, son coefficient d'aimantation spécifique étant inférieur à celui du chlorure de baryum pur : ce qui confirme le fait précédemment énoncé :
Chlorure de baryum pur K = — 0,40. io— 6
» radifère K = — o , 20 . 1 o— 6
(') P. Curie, loc. cit., p. 319.
(2) La figure 3 représente le modèle perfectionné de balance magnétique Curie
6o>. OEUVRES DE P. CURIE.
En 1899, M. Sl.-Meyer a annoncé que le carbonate de baryum
et Chéneveau, présenté le 19 avril 1906 à la Société de Physique et construit par la Société centrale de Produits chimiques.
Les auteurs ont substitué au mouvement de translation de l'aimant, un mouvement de rotation autour d'un axe 0, situé dans le prolongement du fil de
Fie. 3.
suspension. Ce nouveau mouvement est beaucoup plus doux que le premier. Il peut être commandé de l'extérieur et à distance à l'aide des deux cordons s et s", qui agissent sur le levier RV.
Ce dispositif permet d'employer la méthode par réflexion pour lire les déviations
DÉTERMINATION DES CONSTANTES MAGNÉTIQUES. 6o3
radifère était paramagnétique ('). Cependant M. Mejer avait opéré avec un produit extrêmement peu riche, contenant peut-être j^^ de radium, qui aurait dû être diamagnétique. Ce corps contenait peut-être une petite impureté ferrifère.
(à l'aide du miroir m). L'observateur placé devant l'échelle de lecture a sous la main un manipulateur formé par un levier, qui tourne autour d'un axe vertical fixé sur un lourd trépied et aux extrémités duquel sont tendus les cordons. Il agit sur ce levier à l'aide d'un bouton moleté ou mieux en manœuvranl les bouts des cordons à la façon des guides d'un cheval.
Ils ont aussi substitué à l'amortisseur à liquides du premier modèle un amortisseur magnétique réglable. Il est formé d'un secteur de cuivre S', qui se déplace dans l'entrefer d'un petit aimant A. On modifie l'amortissement en faisant tourner l'aimant de façon à changer la position du secteur dans le champ. Ce réglage de l'amortissement est nécessaire quand on change le fil de suspension pour faire varier la sensibilité.
Dans le premier modèle, on était obligé, pour cela, de modifier la nature du liquide amortisseur. Des mélanges d'huile de vaseline et de pétrole ou d'huile de ricin et d'essence de cèdre ont donné de bons résultats. Mais ce procédé était évidemment moins commode. (Note des éditeurs.)
(') St.-Meyer, Wied. Ann., t. LXVIII, 1899. — H. du Bois, Propriétés magnétiques de la matière oondérable (Congrès de Physique, 1900, p. 000).