SCÈNE V
A tomber sur ma tète, Eh bien I j'ai tout bravé pour toi.
Admire ma folie!
Mon honneur, je Toublie,
Mon rang, je T humilie,
Sultane, je supplie. Sois mon dieu, mon maître et mon roi.
D. JUAN
De mes sens quel trouble s'empare !
GULLETAZ.
Qu'ai-je dit! quel transport m'égare!
D. JUAN
Qui pourrait supporter des pleurs !
GULLETAZ.
Soutiens-moi, je fléchis, je meurs!
(Ella retombe éranouie sur le sopha.) D. JUAN, è part.
Je voulais expirer fidèle
Aux serments d'un autre séjour,
Mais elle est si belle !
Son œil étincelle
D'un si vif amour!
Rappelons la vie
A ses yeux ravie;
Je n'ai plus l'envie
De perdre le jour.
( n tombe à genoux derant Gulleyaz. )
Sultane, ouvrez les yeux; à vos pieds qu'il embrasse, Votre esclave soumis vient implorer sa grâce.
GULLETAZ rerenant à eUe.
Est-ce bien lui ! devant moi prosterné !
D. JUAN
Qui peut résister à l'empire Dont je sens mon cœur dominé !
Ah ! que vos yeux par un sourire Disent que je suis pardonné.
GULLETAZ.
Ingrat, quel est donc cet empire Dont mon cœur faible est dominé !
Déjà mes yeux par un sourire Ont dit que je t'ai pardonné.