LXVIII BIBLIOGRAPHIE
livre III, chapitre xxi), dans les Lelires à Vévêque de Maillezais et dans la Sciomachie, faire commencer l'armée au i^' janvier, selon l'usage romain.
Il est à remarquer qu'il existe deux tirages différents du prologue de cette édition, l'un avec ce passage : « N'est-il pas escrit et pratiqué par les anciennes coustuines de ce tant noble, tant florissant, tant riche et triumphant royaume de France, » et un peu plus loin : « le bon André Tiraqueau, conseiller du roy Henri second, » l'autre où l'on a supprimé le mot triumphant devant royaume de Francs et fait précéder le nom du roi des épithètes grand, victorieux et triuinphant. Rabelais fit cette modification lorsque le monarque eut conquis les Trois-Évêchés (mars et avril 1552). Nous l'avons reproduite dans notre texte.
La Briefve Déclaration d'aucunes dictions plus obscures accompagne quelques exemplaires de l'édition de 1552. Elle se trouve dans une édition de Lyon, à la inême date, chez Balthasar Aleman, et dans l'édition de 1553, sans lieu d'impression ni nom d'imprimeur et de libraire. Elle est incontestablement de Rabelais; il suffit de la parcourir pour s'en convaincre. Voyez notamment aux mots Catadupes du Nil et Œolipile. Il déclare expressément l'avoir composée en 1552. Voyez au mot An intercalaire.
La première édition sous un titre collectif des Œuvres de M. François Rabelais est de 1553, c'est-à-dire de l'année même de la mort de Rabelais. Elle contient les quatre premiers livres, mais ce n'est qu'une réimpression médiocrement correcte.