‹ Œuvres de RacineChapitre 147 sur 197 · Tt · texte numérisé non relu

Tt

T I TU s.

Paulin, je fuis perdu , je n'y pourrai fùrvivre» ' La Reine veut mourir. Allons , il faut la iùivre, Courons à ion iècours.

Paulin.

Hé quoi ! N'avez-vous pas Ordonné dès tantôt qu'on obfèrve ies pas ? Ses Femmes à toute heure autour d'elle empreiîees Sauront h détourner de ces triftes peniees. Non , non , ne craignez rien. Voilà les plus grands

coups , Seigneur , continuez , la victoire eft à tous. Je iài que uns pitié vous n'avez pu l'entendre ; Moi même en la voyant je n'ai pu m'en défendre. Mais regardez plus loin. Songez en ce malheur Quelle gloire va fuivre un moment de douleur , Quels applaudiilèmens l'Univers vous prépare, Quel rang dans l'avenir.

Titus.

Non, je luis un barfearçi Moi-même je me hais. Néron tant deteiîé N'a point à cet excès pouffé là cruauté. Je ne iburrrirai point que Bérénice expire. Allons, Rome en dira ce qu'elle en voudra dire*

Paulin.

Quoi ! Seigneur ?

Titus.

Je ne iài , Paulin , ce que je dis.

L'excès de la douleur accable mes efprits.

Paulin.

Ne troublez point le cours de vôtre Renommée. Déjà de vos Adieux la nouvelle eft ièmée. Rome , qui gemîiïoit , triomphe avec raiibn. Tous les Temples ouverts fument en vôtre nom. Et le peuple élevant vos vertus juiqu'aux nues. Va par tout de lauriers couronner vos Statues.

Tr«

Titus.

Ah Rome ! Ah Bérénice ! Ah Prince malheureux ! Pourquoi fuisse Empereur ! Pourquoi fuis-je amoureux !

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