SCENE XL
PETIT JEAN, LEANDRE, CH 1C A N NE AU, &c.
PetitJean, à Le&ndre.
ON ne l'entendra pas , quelque choie qu'il fàflx Parbleu , je l'ai fourré dans nôtre iale baflè Tout auprès de la cave.
En un mot comme en cent On ne voit point mon Père.
Chicanneau.
Hé bien donc. Si pourtai Sur toute cette affaire il faut que je le voye.
Dandin paroit par le foupirail.
Mais que vois-je ? Ah , c'eft lui que le ciel noi renvoyé.
Quoi par le foupirail ?
Petit Jean.
Il a le Diable au corps.
Chicanneau.
Monfieur
Monfieur
Dandin.
L'impertinent , uns lui j'étois dehoi Chicanneau.
Dandin. Retirez-vous , vous êtes une bête.
Chicann eau.
Monfieur , voulez-vous bien . . .
Dai
Vous me rompez la tête.
Chicanneau.
Monfîeur , j'ai commandé . . .
Tahez-vous, vous dit-©n.
Chicanneau.
Que l'on portât chez vous . . .
Qu'on le meine en pruon»
Chicanneau.
Certain cartaut de vin.
Hé je n'en ai que faire* Chicanneau.
Ceft de très-bon mufcat.
Redites vôtre affaire^ Leandre, a l'Intimé, Il faut les entourer ici de tous cotez. La Comtesse.
lonfieur , il vous va dire autant de fauflêtez,
Chicanneau.
loniieur , je vous dis vrai.
Mon Dieu , laifiêz-la dire, La Comtesse.
loniieur, écoutez-moi.
Soufriez que je rerpire»
Chicanneau.
loniieur
Vous m'étranglez.
Comtesse.
Tournez les yeux vers moi»
Da>h-
4i6 LES PLAIDEURS.
Elle m'étrangle. Ai, ai.
Chicanneait.
Vous m'entrainez , ma foi.
Prenez garde, je tombe.
Petit Jean.
Ils font fur ma parole , L'un 8c l'autre encavez,
Vite , que l'on y vole, Courez à leur lccours. Mais au moins je prêtons Que Monfieur Chicanneau , puis qu'il eft la-dedans, N'en iorte d'aujourd'hui. L'Intimé , prens-y-garde.
Gardez le fbupirail.
^Va vite , je le garde.