‹ Œuvres de RacineChapitre 188 sur 197 · DISCOURS · texte numérisé non relu

DISCOURS

^Prononcé dans l'Académie Françoife à la Réception de MeJJIeurs T. Corneille & de Bergeret.

ESSIEURS,

Il n'eft pas befoin de dire ici , combien l'Académie a été fenfible aux deux pertes considérables qu'elle a faites prefque en même temps , & dont elle feroit inconfolable , fi par le choix qu'elle a fait de vous , elle ne les voyoit aujourd'hui heureufement reparées.

Elle

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Elle a regardé la mort de Monfieur de Corneille » comme un des plus rudes coups qui pût frapper. Car bien que depuis un an, une longue maladie nous eût privez de fà prefence , & que nous eufïions perdu en quelque forte l'efpérance de le revoir jamais dans nos affemblées ; toutefois il vivoit , & T Académie, dont il étoit le Doyen , avoit au moins la confolation de voir dans la Lifte , où font les noms de tous ceux qui la compofent , de voir, dis-je , immédiatement au deffous du nom facré de fon Augufte Protecteur le fameux nom de Corneille.

Et qui d'entre nous ne s'applaudifïbit pas en lui-même , & ne reffentoit pas un fecret plaifïr d'avoir pour confrère un homme de ce mérite .? Vous , Monfieur, qui non feulement étiez fon frère , mais qui avez couru long-tems une même carrière avec lui , vous favez les obligations que lui a nôtre Poëfie, vous favez en quel état fe trouvoit la Scène Françoife , lors qu'il commença à travailler. Quel defordre ! quelle irrégularité ! Nul goût , nulle connoiffance des véritables beautez du Théâtre. Les Auteurs aufïi ignorans

que

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que les Spectateurs. La plupart des fujets extravagans & desnuez de vraifemblance.

Point de mœurs, point de caractères. La diction encore plus vicieufe que l'action, & dont les pointes & de miferables jeux de mots faifoient le principal ornement. En un mot toutes les règles de l'art, celles même de Thonneteté & de la bienféance par tout violées. Dans cette enfance , ou pour mieux dire , dans ce cahos du Poème Dramatique parmi nous , vôtre illuftre Frère , après avoir quelque temps cherché le bon chemin , & lutté , fi je l'ofe ainfi dire, contre le mauvais goût de Ton fiecle , enfin infpiré d'un génie extraordinaire , & aidé de la lecture des Anciens, fit voir fur la Scène la Raifon , mais la Raifon accompagnée de toute la pompe , de tous les ornemens dont nôtre Langue eft capable ; accorda heureufement le Vraifemblable & le Merveilleux , & laiflà bien loin derrière lui tout ce qu'il avoit de rivaux , dont la plupart defefpérant de l'atteindre , & n'ofant plus entreprendre de lui difputer le prix, fe bornèrent à combattre la voix publique déclarée pour lui , & effayerent en Vain par leurs difcours & par leurs frivoles

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les Critiques, de rabaifTer un mérite qu'ils ne pouvoient égaler.

La Scène retentit encore des acclamations qu'excitèrent à leur naifïànce , le Cid , Horace , Cinna , Pompée , tous ces chef- d'oeuvres , repréfentez depuis fur tant de théâtres , traduits en tant de Langues , & qui vivront à jamais dans la bouche des hommes. A dire le vrai , où trouvera-t-on un Poëte qui ait pofîedé à la fois tant de grands talens , tant d'excellentes parties ? l'art , la force , le jugement , Pefprit. Quelle noblefTe , quelle ceconomie dans les fujets ! Quelle véhémence dans les parlions î Quelle gravité dans les fentimens ! Quelle dignité , & en même temps quelle prodigieufe variété dans les caractères ! Combien de Rois , de Princes , de Héros de toutes nations nous a-t-il repréfentez, toujours tels qu'ils doivent être , toujours uniformes avec eux-mêmes , & jamais ne fe refTemblant les uns aux autres ! Parmi tout cela une magnificence d'expreffion proportionnée aux Maîtres du monde qu'il fait fjuvent parler , capable néanmoins de s'abbaiiTer , quand il veut , & de defeendre jufqu'aux

plus

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plus fimples naï vêtez du Comique 5 où il eft encore inimitable. Enfin , ce qui lui cft fur tout particulier , une certaine force , une certaine élévation , qui furprend , qui enlevé , & qui rend jufqu'à fes défauts , fi on lui en peut reprocher quelques-uns , plus eftimables que les vertus des autres. Perfonnage véritablement né pour la gloire de fon Païs , comparable , je ne dis pas à tout ce que l'ancienne Rome à eu d'excellens Tragiques , puis qu'elle confelTe elle-même qu'en ce genre elle n'a pas été fort heureufe ; mais aux Efchyles, aux Sophocles , aux Euripides, dont la fameufe Athènes ne s'honore pas moins , que des Themiftocles , des Periclès , des Alcibiades qui vivoient en même-temps qu'eux.

Oui , Monfieur ; que l'Ignorance 'rabaiiTe tant qu'elle voudra l'Eloquence & la Poëfie , & traite les habiles Ecrivains de gens inutiles dans les Etats ; nous ne craindrons point de le dire à l'avantage des Lettres & de ce Corps fameux dont vous faites maintenant partie ; du moment que des Efprits fublimes , paffânt de bien loin les bornes communes ,

fe

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fe diftinguent , s'immortalifent par des chef-d'œuvres comme ceux de Monfieur vôtre Frère ; quelque étrange inégalité que durant leur vie la Fortune mette entre eux & les plus grands Héros , après leur mort cette différence ceffe. La Pofterité qui fe plaît , qui s'inftruit dans les Ouvrages qu'ils lui ont laiffez , ne fait point de difficulté de les égaler à tout ce qu'il y a de plus confidérable parmi les hommes , fait marcher de pair l'excellent Poë'te , & le grand Capitaine. Le même fiecle qui fe glorifie aujourd'hui d'avoir produit Augufte , ne fe glorifie guère moins d'avoir produit Horace 5 & Virgile. Ainfî , lors que dans les âges fuivans on parlera avec étonnement des victoires prodigieufes , & de toutes les grandes chofes , qui rendront nôtre fiecle l'admiration de tous les fiecles à venir , Corneille 9 n'en doutons point , Corneille tiendra place parmi toutes ces merveilles. La France fe fouviendra avec plaifir , que fous le règne du plus grand de fes Rois a fleuri le plus grand de fes Poètes. On croira même ajouter quelque chofe à la gloire de nôtre augufte Monarque , lors

qu'on

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qu'on dira, qu'il a eftimé , qu'il a honoré de fes bienfaits cet excellent Génie ; que même deux jours avant fa mort , & lors qu'il ne lui reftoit plus qu'un rayon de connoilTance , il lui envoya encore des marques de fa libéralité ; & qu'enfin les dernières paroles de Corneille ont été des remercimens pour Louis le Grand,

Voilà, Monfîeur, comme la poftérité parlera de vôtre illuftre Frère. Voilà une partie des excellentes qualitez , qui l'ont fait connoître à toute l'Europe. Ilenavoit d'autres , qui, bien que moins éclatantes aux yeux du Public , ne font peut être pas moins dignes de nos louanges, je veux dire, homme de probité , & de pieté; bon père de famille , bon parent , bon ami ; vous le favez , vous qui avez toujours été uni avec lui d'une amkié , qu'aucun intérêt , non pas même aucune émulation pour la gloire n'a pu altérer. Mais ce qui nous touche de plus près , c'eft qu'il étoit encore un très-bon Académicien. Il aimoit 5 il cultivoit nos exercices. Il y apportoit fur tout cet efprit de douceur , d'égalité , de déférence même , Il neceffaire pour entretenir l'union dans les Compagnies. L'a-

t-on

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t-on jamais vu fe préférer à aucun de Tes Confrères? L'a-t-on jamais vu vouloir tirer ici aucun avantage des applaudiffemens qu'il recevoit dans le Public ? Au contraire après avoir paru en maître , & pour ainfi dire , régné fur la Scène, il venoit > difciple docile, chercher à s'innruire dans nos aifemblées , laifîbit, pour me fervir de fes propres termes, laiffoit fes lauriers à la porte de l'Académie , toujours prêt à foûmettre fon opinion à l'avis d'autrui, & de tous tant que nous fommes le plus modefte à parler , à prononcer , je dis même fur des matières de Poëfîe.

Vous auriez pu bien mieux que moi, Monfîeurlui rendre ici les juftes honneurs qu il mérite, il vous n'euiTiez peut-être appréhendé avec raifon, qu'en faifant l'éloge d'un Frère , avec qui vous avez d'ailleurs tant de conformité, il ne fembîât que vous faifiez vôtre propre éloge. C'eft: cette conformité que nous avons tous eu en vue, lors que tout d'une voix nous vous avons appelle pour remplir fa place ; perfuadez que nous fommes, que nous retrouverons en vous , non feulement fon nom , fon même efprit, ibn même enthoufiafme , mais encore fa

me-

même modeftie, fa même vertu , Ton même zèle pour l'Académie.

Je m'apperçoi qu'en parlant de modeftie* de vertu , & des autres qualitez propres pour l'Académie, tout le monde fonge ici avec douleur à l'autre perte que nous avons faite ; je veux dire à la mort du favant M. de Cordemoi, qui avec tant d'autres talens poffedoit au fôuverain degré toutes lés parties d'un véritable Académicien ; fage, exaâ: , laborieux , & qui , fi la mort ne l'eut point ravi au milieu de Ton travail , alloit peut-être porter PHiftoire , auffi loin que M. de Corneille a porté la Tragédie. Mais après tout ce que vous avez dit fur Ton fujet, * vous^ Monfieur, qui, par l'éloquent difcours que vous venez de faire, vous êtes montré fi digne de lui fucceder, •je n'ai garde de vouloir entreprendre un éloge qui fans rien ajouter à fa louange ne feroit qu'affoiblir l'idée que vous avez donnée de fon mérite.

Nous avons perdu en lui un homme, qui après avoir donné au barreau une partie de fa vie, s'étoit depuis appliqué tout entier à l'étude de nôtre ancienne Hiftoire. V Nous

* h Monfieur Bergeret,

Nous lui avons choifi pour fuccefleur un homme , qui après avoir été aflez longtemps 1 organe d'un Parlement célèbre, a été appelle à un des plus importons emplois de l'Etat, &qui, avec une connoiffcnce exa&e & de PHiftoire, & de tous les bons Livres , nous apporte encore quelque chofe de bien plus utile & de bien plus confi- -dèrable pour nous; je veux dire laconnoiffance parfaite de la merveilleufe Hiftoire de -nôtre Protecteur.

Et qui pourra mieux que * vous, nous aider à parler de tant de grands évenemens, dont les motifs & les principaux reiïbrts ont été fî fouvent confiez à vôtre fidélité, à vôtre Ç^t& l Qui fait mieux à fond tout ce qui s'eft pafféde mémorable dans les Cours étrangères , les Traitez , les Alliances , & enfin toutes les importantes Négociations , qui fous fon règne ont donné le branle à toute l'Europe? ....

Toutefois, difons la verké , Monfieur la voy e de la Négociation efl bien courte , fous un Prince, qui ayant toujours de fbn côté la

puif-

* Mr. Bergeret efl premier Commis de Mr. de CroiJJi Minifire & Secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères.

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puiflance & ta raifbn , n'a befoin pour faire exécuter fes volontez , que de les déclarer. Autrefois la France trop facile à fe laifler furprendre par les artifices de fes Voifins, autant qu'elle étoit heureufe & redoutable dans la guerre, autant pafîbit elle pour être infortunée dans les accommpdemens. L'Efpaçne fur tout , rEfpa&né fon orçueilleùie ennemie fe vantoit de n avoir jamais ligné, même au plus fort de nos profperitez, <jue des Traitez avantageux, & de regagner ïouvent par un trait de plume , ce qu'elle avoit perdu en plusieurs "Campagnes. Que lui fert maintenant' cette adroite politique dont elle faifd.it tant de vanité ? Avec quel étortnemeht l'Europe a-t-eile vu , dès les premières démarches du Roi, cette fupérbe Nation1 contrainte de venir jufques dans le Louvre reconnoître publiquement fori infériorité y & nous abandonner depuis par des Trartez folemnels tant de Places fi fameufes, tant de grandes Provinces, celles même dont fes Rois empruntaient leurs plus glorieux titres ! Comment s'efr, fait ce changement ? Eft-ce par une longue fuite de négociations traînées ? Eft-ce par la dextérité de nos Miniftres dans les Païs é- V 2 tran-

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t rangers ? Eux-mêmes confefTent que le Roi fait tout, voit tout dans les Cours où il les envoyé , & qu'ils n'ont tout au plus que l'embarras. d'y faire entendre avec dignité ce qu'il leur a di&é avec fageiTe.

Qui l'eut dit au commencement de l'an* née dernière, & dans cette même faifon où nous Tommes , lors qu'on voyoit de toutes parts tant de haines éclater , tant de lingues Te Former , & c^t Efprit de difeorde & de défiance qui fouffioit la guerre aux quatre coins de l'Europe : qui l'eut dit qu'avant la ,fin. <jki- Printemps tout ferok calme'/ Quelle apparence de pouvoir dilïiper fi-tôt tant d'intérêts fi contraires .? Comment calmer cette foule d'Etats., & de Princes, bien plus irritez de nôtre puifïànce , que des. mauvais traitemens qu'ils pretendoient avoir reçus ? N'eût-on pas crû que vingt années de Conférences ne fuffifoient pas pour terminer toutes .ces querelles f La Diète d'Allemagne, qui n'en.devoit examiner qu'une partie , depuis trois ans qu'elle y étoit appliquée , n'en étoit encore qu'aux Préliminaires* Le Roi cependant, pour le bien de la Chrétienté, a voit '■efolu dans fon Cabinet, qu'il n'y eût plus

de

de guerre. La veille qu'il doit partir, pour fe mettre à la tète d'une de fes armées, il trace fix lignes y & les- envoyé à fon Ambaffadeur à la Haye. Là defïiis les Provinces délibèrent v les Miniftres des Hauts Alliez s'aflemblent ; tout s'agite , tout fe re* mue ; les uns ne veulent rien céder de ce qu'on leur demande, les autres redemandent ce qu'on leur a pris ; mais tous ont refolu de ne point pofer les armes. Maislui, qui /ait bien ce qui en doit arriver, ne femble pas même prêter d'attention à leurs Afïern^ b\ées; & comme le Jupiter d'Homère, après avoir envoyé la Terreur parmi fes en* nemis , tournant les yeux vers lesautres en* droits qui ont befoin dé fes regards ,- d'un côté il fait prendre Luxembourg , dé l'autre il s'avance lui-même aux portes de Mons-. Ici il envoyé des Généraux à Tes Alliez , là il fait foudroyer Gènes ; il force Alger à lui demander pardon ; il s'applique même à régler le dedans de fon Royaume » foulage fes peuples , & les fait jouïr par avance des fruits de la paix; & enfin, comme il l'a» voit prévu ,. voit fes Ennemis , après bien des conférences, bien des projets, bien des plaintes inutiles , contraints d'accepter ces V 3 méV-

4tfo DISCOURS.

mêmes conditions qu'il leur a offertes , fans avoir pu en rien retrancher , y rien ajouter , ou pour mieux dire , fans avoir pu , avec tous leurs efforts , s'écarter d'un feul pas du cercle étroit qu'il lui avoit pîû de leur tracer.

Quel avantage pour tous tant que , nous fommes , Messieurs, qui. chacub. félon nos difïèrens talens y avons entrepris de célébrer tant de grandes chofes ! Vous n'aurez point pour les mettre en jour, à difeuter avec des fatigues incroyables une foule d'Intrigues difficiles à développer. Vous n'aurez pas même à fouiller dans le cabinet de Tes Ennemis. Leur mauvaife volonté, leur impuiffance, leur douleur eft publique à toute la terre. Vous n'aurez point à craindre enfin tous ces longs détails de chicanes ennuyeufes, qui fechent l'efprit de l'Ecrivain, & qui jettent tant de langueur dans la plupart des Hifroires modernes , où le Lecteur , qui cherchoit des faits , ne trouvant que des paroles , fent mourir à chaque pas Ton attention , & perd de vue le fil des évenemens. Dans l'Hiftoire du Roi tout vit , tout marche , tout eft en a&ion. Il ne faut quelefuivre fi l'on peut,

Ôc

& le bien étudier lui feu). C'en1 un enchaînement continuel de faits merveilleux, que lui-même commence , que lui-même achevé, auffi clairs, auffi intelligibles quand ils font exécutez , qu'impénétrables avant l'exécution. En un mot le miracle fuit de près un autre miracle. L'attention eft toujours vive , l'admiration toujours tendue ; & l'on n'eft pas moins frappé de la grandeur & de la promptitude avec laquelle fç fait la paix, que de la rapidité avec laquelle fe font les Conquêtes.

Heureux ceux qui comme vous, Monfieur, ont l'honneur d'approcher de pi es ce grand Prince, &qui après l'avoir contemplé avec le relie du monde dans ces importantes occafions où il fait ledeftinde toute la Terre, peuvent encore le contempler dans fon particulier , & Tétudier dans les moindres actions de fa vie , non moins grand , non moins Héros , non moins admirable , plein d'équité, plein d'humanité , toujours tranquille, toujours maître de lui , fans inégalité, fans foi bielle , & enfin le plus fage & le plus parfait de tous les hommes !

V 4 Les

LEs Vers qui fuivent furent faits -pour être chantez, dans ï Orangerie de Sceaux y le jour que le Roi fit l'honneur à JWon- Jîeur le Marquis de Seignelai de venir fe promener dans cette agréable Maifon, C'était en 1585. peu de temps après U conclu- Jim de la Trêve.,

IDYL-

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