R E M AR QU E S
* Je ne fuis aimer Tite , ou n'aimer pas fin frère Et malgré cet amour je m îpuis m' arrêter , 6)u'au degré le plus haut ou je puiffe monter.
.Tite au contraire abandonne Bérénice, parce qu'il prefeie cette grandeur.
* fefperois de mourir à. vos yeux Avant que d'en venir à. us cruels adieux. Zes Obstacles /emploient renouvelles ma ftame Tout l'Empire par hit ., mms la gloire , Madame*, ■ JSIe s'étoit point encor fait entendre a mon cœur Dutm don elle parle au cœur. d'un Empereur. Je fens bien que fans vous je ne faurois plus vivre.
®hte mon cœur de moi même\efi prêt a s'éloigner, Mms il ne s'agit plus de "vivre , il faut régner.
JXmit^e deguife moins ion ambition : il eft vrai qu'elle n'a pas à fbutenir le rang de Titus , mais aufïî celui-ci joue dans Racine le rôle d'un -imbécile , pour vouloir fàuver l'ambition 6c l'amour. Je ne fài s'il n'y a pas du pretieux dans jes vers <jue je viens de citer de Racine , & s'il .s'entendoit bien lui même. Quoi quil en ibitr-, l'ambition fait dire à Titus y ( Ac. 4. Se. $•. ) 6c à JDomitie ( Ac. 1 . Se. 3 . ) des choies aûes étranges pour des Amans. Corneille a fenti ce défaut. Il tache d'en iàuver Tablurdité en taiiànt dire à Albin.
L'Amour propre efî la four ce en mus de tms les autres.
Dans * ( Ac. 1. Se. ï. de Tite & Bérénice, ) f (Ac. 4. Se. s-)