‹ Œuvres de RacineChapitre 197 sur 197 · R EM A R j>^U E S · texte numérisé non relu

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fus il lui fait l'Hiftoire de ces Romains , qui fe font dévoués pour leur Patrie. Cela n'eft-il ..pas bien tendre ?

Remarques fur -les Plaideurs.

Cette Comédie eft fort imitée , 8c fbuvent pre£ <jue traduite des Guefpes à' Ariflophane. Ilf n'y faut pas chercher une delicatefiè exadfe, telle qu'on s'attend de la trouver dans les Tragédies. Mais on y trouve des plaiiânteries heureufès ôc des iàillies ai- £és vives. Je raflèmble ici quelques particularités touchant cette pièce. On verra que le Poète n'a pas fuivi fi exactement Ariftophane , qu'il n'ait -travaillé lui même d'après nature. „ La Scène de „ Ch'icannemu 8c de la Comtejfe fè paflà chez. M. „ Boileaule Greffier frère aine de Monlieur Deffreaux, M. de L.. . Neveu de M. Defpreaux y fit- le rôle de Chicamem £c la Com telle de Cri/Je celui de la Comteflè de Fimèêcbe. La Com telle „ de Crifje étoit une plaideuiè de profeffion, „ qui" palia toute là vie dans les procès .... Le >, Parlement fatigué de Ion obftination à plaider, lui ,, défendit d'intenter aucun procès , fans l'avis ,, par écrit de deux Advocats que la Cour lui ,, nomma. Cette interdiction de plaider la mit dans „ dans une fureur inconcevable. Après avoir fa- „ tigué de ion delèlpoir les Juges , les Advocats „ 8c fbn Procureur , elle alla encore porter lès „ plaintes à M. Boileau le Greffier , chez qui le „ trouva par hazard M. de L... .. dont il s'agit. „ Cet homme , qui vouloit iè rendre necefiàire „ partout , s'avilà de donner des conlèils à cette „ Plaideuiè. Elle les écouta d'abord avec avidité* „ mais par un mal entendu qui furvint entr'eux, ^, elle crût qu'il vouloit l'infulter , & l'accabla d'in-

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jures M. Racine accommoda cette Scène

au Théâtre La première fois que l'on joua

les Plaideurs , on donna à l'Aétrice , qui reprefèntoit la Comteflè de Pimbêche , un habit de couleur de Rofè fêche 8c un mafque fur l'oreille , qui étoit l'ajuflement ordinaire de la Comteflè de Crijfé.

La femme de Mr. Tardieu Lieutenant Criminel a fourni le Caractère que Racine donne à la femme de Perrin Dandin ( Acte 1 . Se. 4. ) 8c c'en: d'elle qu'il dit expreffement ,

Elle eut du Buvetier emporté les [erviettes , Plutôt que de rentrer au logis les mains nettes.

„ Elle avoit effectivement pris quelques fèrviet-; „ tes chez le Bûvetier du Palais.

Ces particularités font tirées des Remarques de Mr. Brouette fur la Satire 3. 6c fur laSatireio.de Mr. Defpreaux. En voici qui font tirées du livre intitulé Menagiana. „ La plupart des Avocats „ (de ce tems-là ) font joues dans les Plaideurs, „ 8c les difFerens tons fur lefquels Y Intimé decla- „ me font autant de copies des differens tons „ des Avocats. Par Ylntimé , qui emploie dans „ une caufè de Bibus le magnifique exorde de „ l'Oraifon pro QuinElio. * Qua res in civitate „ 8cc. on a voulu tourner en ridicule M. P . . . , „ qui , dans un Procès qu'un Patiflier avoit pour „ une vétille contre un Boulanger , s'étoit fervi „ du même exorde.

Tom. L X Mef-

* Voici çmrnmt l'Intimé l'exprime.

4S0 DIVERS. REMAR6).

MeJJîeurs tout ce qui peut étonner un coupable; Tout ce que les mortels ont de plus redoutable , Semble s'être ajfemblé contre nous par bazar j Je 'veux dire lu brigue & l'éloquence &c.

Fin du h Tome*

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