‹ Œuvres de Roger de ColleryeChapitre 102 sur 134 · I. î?.o pintes · texte numérisé non relu

I. î?.o pintes

?.. Lequel labeur l'honneur vous oblige de payer.

■2lf'>

Rondeaux.

p^f^^T VOUS sans plus, ma totalle espérance, .v/feyAV^ll Digne d'honneur, des dames l'ex-

[cellence, A tout jamais mon cueur vous ay iîon seul plaisir par vous soit ordonné ' , [donné ; Entier voulloir d'avoir vostre aliance.

Certain je suis que si j'ay jouyssance Le mien esprit prendra resjouyssance, En vous servant, et sans estre estonné, A vous sans plus.

Me submectant en vostre obéissance, Et m'octroyant vostre doulce accoinctance, Ne seray lors pour aultre habandonné; Car mon désir, qui n'est desordonné, En loyaulté en a faict l'asseurance A vous sans plus ^.

n contemplant la tienne magnitude, [i 1§|^ Comblé d'honneur, de grâce et rec-

il/^5^^ J'ay crainte et peur de te attedier;

I. Mon seul iilaisir, qui est l'entier vouloir d'avoir votre alliance.

?.. Les premières lettres de ce rondeau forment un acrosticlie : A Dame Clémence.

Rondeaux. 24:

Ce neantmoins je me veulx dédier A pratiquer ta grant mansuétude.

Congnoistre et veoir vueil par similitude La grande haulteur, longueur et latitude De ton amour, sans te fastidier, En contemplant.

Et pour autant que j'ay mis mon estude A regarder, par grant sollicitude, Qu'à ma fortune on peult remédier, Qui ne me tient d'aujourd'huy ne d'hier. Mais de long temps plaine d'amaritude, En contemplant.

e suppliant, qui demande secours, Aide et confort, privé d'or et monnoye, Prie et requiert que sa complainte on oye. Car par procès sa bource est en decours. De fréquenter et suivre les grans cours Trop âgé est, et plus pesant qu'une oye, Le suppliant.

Faulte d'Argent, en ce temps et ce cours. Luy a esté de ce monde la joye, Et s'il ' ne sçait le chemin ne la voye Où aller doit, ne venir au recours Le suppliant.

Page 1