I . Aussi liaV)ile que vous a deviser
4o Épîstres.
Je vous estime et de jour et de nuyt ;
S'ainsi n'estoit mes yeulx ne verroient goutte.
En mon esprit ne puis assez penser Ne ' le moyen de vous recompenser, Dont * vous a pieu de moy vous enquérir. Autre que vous ne quiers me dispenser', Ni le mien cueur ■* viser, contrepenser, Comme il pourra vostre grâce acquérir; Mais toutesvoys, si m'envoyez quérir Pour voz désirs acomplir et parfaire, Prompt me verrez, sans trop me requérir, Délibéré joyeusement les faire.
Je crains beaucoup, voyant un personnage Aux blancs cheveux, qui est d'assez bon aage, Que le vouldriez du tout répudier.
Mais tant je tiens ^ de vostre franc couraige. Qui congnoissez d'honnesteté l'usage Qu'on ne se doibt soubdain attedier D'ung serviteur venu d'huy ne d'hier, Lequel entend vous servir et complaire ; Si en ce cas m'y veulx estudier.
Du mien vouloir ne vous veullez desplaire !