RESPONCE
sur l'Epistre envoyée au voi par Cle'ment Marot '.
A toy, Clément Marot, j' envoyé Sur la tienne (^pistre responce; Mais la mienne, en place et en voye De bon esprit ne poise une once.
lement Marot, ton Epistre excellente, Trop plus que roze en doulceur redolente, K A mes espritz de souefve liqueur ^^ Entièrement resjouiz, et mon cueur.
I. Voyez Œuvres de Marot, édition Lenglet Dufresnoy, La Haye 1731, éplstre 28, au roy, pour avoir esté desrobé tome II, p. 93.
PISTRES.
Et pour autant qu'elle est de haulte touche , De t'exaulcer par escript et de bouche Désir m'est prins, voyant ton dit et stile, Qui n'est subject n'a glose n'a postille.
Tant est ardu et fondé en sçavoir, Que ne me puis assouvir de le veoir.
S'en ton Epistre au Roy tu te complains, Tes moyens sont de juste raison plains. Ton serviteur, garny d'iniquité, S'est envers toy meschamment acquité De s'essayer mectre en peyne les mains Pour te rober ; ce sont cas inhumains. Et mesmement à gens qui ont art gent, De se trouver sans or et sans argent.
Tu n'es pas seul , car en telz accidens, Que je maintiens périlleux incidens, Par plusieurs fois, dont trop il m'a mescheu, Souvent y suis malheureusement cheu , Et m'a fallu , maulgré moy, prendre en gré, Et de malheur descendre le degré.
Mais ung moyen meilleur tu as que moy ; Car, pour oster de ton courroux l'esmoy. Le Roy ne fault à bien garnir ta bourse Quant il te veoit desplaisant ou rebourse.
Riens ne me vault de me plaindre et crier Qu'on m'a robbé, supposé ' que prier J'en sçay assez la manière et façon; Povre je suis trop plus qu'ayde à maçon ,