Que je suis assez débile
2. La toux dont il va parler, et a propos de laquelle il rient de faire un jeu de mots, je suis bien aymé de toux.
i6o COMPLAIXCÏES.
Avec les brebis et les loups.
Maulgré moy elle m'acompaigne Jour et nuict et soir et matin; C'est une tresmauvaise hargne, Car ladicte toux ne m'espargne Non plus qu'ung povre chien matin.
Mon trescher seigneur Frère Anthoine, Successeur de feu mon bon maistre, Supposé que je suis ydoyne De servir le plus mendre moyne, Vostre serviteur désire estre.
Par force, ne par violence.
N'avez esté esleu abbé, Mais par divine Providence; Ainsi qu'on a veu l'évidence, Dieu vous a l'honneur exibé.
Voz frères les religieulx Anflammez de vouloir divin.
Par ung désir affectueux, Vous ont esleu de cueur joyeulx Laissant l'eaue pour prandre le vin.
Par voz vertus vous méritez D'estre pasteur d'ung tel couvent, Par quoy de mes nécessitez Fortunes etadversitez Vous aurez mémoire souvent.
Sainct Anthoine, comme sçavez.
Tient en sa main une potence.
C'est pour ayder aux aggravez,
COMPLAINCTES. l6i
El a tous serviteurs grevez
Qui ont faict long temps pénitence.
Pour m'appuyer et soustenir Il vous plaira, mon cher Seigneur, De voz serviteurs me tenir; Alors je pourray maintenir Qu'estes mon maistre et enseigneur.