I. Nous pensons qu'il faut lire e.raiicier
2 ?o Rondeaux.
Se ce temps cy trop longuement m'y dure
Nécessité, plaine de grand laidure, Dessus mon corps a gecté son ordure, Pour m!;* tollir la vie et me deffaire,
Par accident.
Maleurelé me maudit et conjure, Et pouvreté me ditfame et injure, Haeil et ennuy m'achèvent de parfaire ; De cuyder donc le riche contrefaire Possible n'est, sans me monstrer parjure,
Par accident.
£^3 es enfans de Tureluton ' y P%£> Je suis, malheureux de nature, IP WflM Oui serche sa bonne adventure -;^ïs'i?«!^ Ainsi qu un povre valet on.
J'ay pour mon appuy ung bâton, Et le ciel pour ma couverture, Des enfans.
Simple je suis comme ung mouton Qui prent en un pré sa pasture.
Et si n'ay pour toute vesture Qu'un petit meschant hocqueton Des enfans de Tureluton.
I. C'est le nom d'un jeu encore usité dans le Boulonnois. Un disoit aussi, sans doute en souvenir des infamies dont étoient accuse's les Vaudois et Tnrlupins, enfant d« Turl pin. maUieureui. de nature .
RONDKAUX.
ffelées, pipeuses, tricherresses Ne soyez plus si grandes pecherresses, Trop vous trompez le sexe masculin ; -'■:^h Mais quelque jour, aussi doub; comme est
L'on vous aura, fines gaudisseresses.
Caquetières, baveuses, menterresses, Estre deussiez songneuses fillerresses, Sans abuser ne Martin ne Colin,
Atfetées.
Le bru\ t avez d'estre fourbisserresses, Membres ravir comme rapinerresses Pour les loger en vostre gibrelin.
Par cueur sçavez les ruses Pallielin Mieulx que ne font ces recommanderesses
Affétées.
[lin.
LXXXIIII.
3 on gré maugré contrainct suis me galler WÉè D'autant quen'ay sur moy meuble qui vaille. ,„. . .•>7 M Et qui pis est, je n'ay denier ne maille. iiérr^ïsi^ Ce neantmoins, j'ay honte d'en parler.
S'on me venoit sur ce cas ravaller, Pour mon honneur, si fault-il que j'en saille Bon gré maugré.
2 32 Rondeaux.
J'ay beau courir, troter, venir, aller, Songer, resver, ou dormir sur la paille^ Se secours n'ay ou d'esloc ou de taille, De haull en bas nie fauldra desvaller Bon gré, maugré.
our évader ceste grande chaleur Qu'on voit régner, et aux corps
[périlleuse Besoing nous estfaire chère joyeuse.
Boire souvent, et tousjours du meilleur.
Vin plaisant est s'il a belle couleur ; Mais la saveur est trop plus amoureuse Pour évader.
Hanter ne fault gens qui portent malheur, Ne femme aussi qui est maugracieuse, Ains franche et gaye et fort solacieuse, Et les seigneurs qui ont tresbien du leur Pour évader.
oui en va mal, pour avoir plus tost faict : Le foible et fort, et le pouvre et le riche,
Le libéral, le prodigue et le chiche, Trop griefvement ont envers Dieu forfait. Puis que subject ' est le gras et reffaict, Le mesgre et sec, en maudicte avarice.
Tout en va mal.
En son estât chascun se contrefait.
Posé que mort plusieurs corps mect en friche ; Dont je conclus, pour finale rubriche.
D'autant que nul ne congnoist son meffait. Tout en va mal.
LXXXVH.
insi que dit Salomon le tressage, i^j Nul, quel qu'il soit, tant soit grand
[personnage.
Ne sera point aymé s'il n'ayme aussi .
Sans vraye amour, en dueil, peyne et soucy, Plusieurs on voyt, avec perte et dommage. Le hault cryer, en homme de viel aage, Prouffite moins que de faire ung veage
). Depuis que le gras et rebondi, le maigre et sec sont sujets II l'avarice, etc.
a'U Rondeaux.
En ung pays qui est bien loing d'ici.
Ainsi que dit.
Le doulx parler, l'amyable langage Vault beaucoup plus que d'avoir fier courage. Dont on se voit de couroux tout transy. D'estre despit, il n'y a qua ne si, Jamais n'eu vint ne bien ni avantage, Ainsi que dit Salonion.