‹ Œuvres de Rulhière (volume 3)Chapitre 42 sur 56 · QUI ÉTAIT AVEUGLE · texte numérisé non relu

QUI ÉTAIT AVEUGLE

Elle Toyaît dans son en&nce^ Alors , c^étaît b médisance :

Elle a perdu son œil, et gardé son génie ; Maintenant , c^est la calomnie (i).

SUR MADAME DE STAELrHOLSTEIN.

Armande a pour esprit Thorreur de la satire , Armande a pour vertos le mépris des appas.

Elle craint le railleur que sans cesse elle inspire , Elle évite Tamant qui ne la cherche pas.

Puisqu'elle n'a pas Tart de cacher sou visage y Et quelle a la fureur de montrer son esprit , Il £iut la défier de cesker d'être sage "Et d'entendre ce qu'elle dit (a).

(i) On lit dans les Œuvres da chevalier de Bonnard:

Elle y vit clair dans son enfance , GVtait alors la médisance.

Son mauvais œil lui fut crevé:

Tant mieux! Qnen est-il arrivé P Conservant son mauvais génie, G*est à présent la calomnie.

(a) Quelques personnes attribuent cette épigramme à Ghampcenets.

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