VERS
FAITS APRÈS UNE REPRÉSEIïTATION DE L'ENFAKT GATE, COMÉDIE DE MADAME DE GEItLIS.
L'EXEMPLE d'un en&nt , glté par w, flattcar , Doit noas rendre odieux tout éloge imposteur,
Qoi nous endort, qui nous égare.
Ma«, en jetant ici mes yeux de tout côté, J oserai concevoir un exemple plus rare
D'un enfant autrement gâté ;
Je vous dinu: Craignez, craignez la vérité; Craignez, aimable Caroline (0, (0 M.d,moi..U. d. MaUgnon. .
POlfsiES DIVEBSES. , 44 <
Les justes applaudissements Qa^obtiennent vos channes naissants | Votre gahé naïve et fine.
Quand la troupe des dieux en&nts , Au premier matin de vos ans , Autour de vous joue et badine , On entrevoit déjà dans vos jeux innocents
Les succès qu'elle vous destine.
Mais la louange Traie est d'auBnt plus voisine Des écueils de la vanité :
Craignez , craignez la vérité.
Et TOUS aussi , jeune Blenville i Qui semblés ignorer même votre beauté , Quelque jour , cet enfant gâté^ Qu'on nomme Amour, viendra d'un air docile , D'un ton soumis , d'un ton de vérité, Vous révéler tout le pouvoir suprême De vos regards : craignez cette vérité même.
Pour vous , brillante Matignon , On vous adore , on vous encense.
La mode entre tos mains a remis sa puissance :
Sa couronne est sur votre firont ; Vous régnez sur les goûts qui régnent sur la France. Mais craignez cette vérité :
Un souverain prudent et sage Affermit son autorité Par l'art d'en restreindre l'usage.
Quant à vous , grands en£ints gâtés De tous les rangs , de tous les âges , Jeunes et vieux qui m'écoutez , Écoutez maintenant ces dures vérités , £t gâtez-nous par vos suffrages.
44a POÉSIES diverses;