‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 50 sur 385 · A HAR. ET A SA FEMMB · texte numérisé non relu

A HAR. ET A SA FEMMB

n leur conseille Taumône et les bonnes œuvres.

Bernard, abbé de Clairvaux, à ses bienaimés Mar. et sa femme : qu'ils sachent, en s'aimant Tun Tautre, faire passer avant leur mutuelle tendresse Famour du Christ.

Tout ce que vous possédez sur la terre, il est certain que vous le perdrez un jour, si vous ne prenez pas soin de l'envoyer à l'avance dans le ciel par les mains des pauvres. Ainsi, mes très-chers, amassez-vous des trésors dans le ciel où il n'y a pas de rouille pour les ronger, de voleur pour les déterrer et les ravir ; où enfin notre duc lui-même ne pourrait rien vous enlever. Si vous êtes embarrassés de trouver un messager, vous en avez chaque jour à votre porte, non pas un, mais plusieurs, qui transporteront la fidèlement tout ce que vous voudrez leur remettre. Car en ce temps-

* Les lettres soiyantes, qni dans Tédition latine de M. M\gne s'étendent du numéro CDXXI li CDLV, ont été éditées pour la première fois par dom Martène. Nous les avons traduites et publiées sans en changer Tordre; mais nous avons dû en supprimer quatre, qui n'étaient que la reproduction textuelle de lettres déjà données. A la place de ces quatre lettres, qui portent les numéros CDXXVIII, CDXXX, CCXLIV et CDLin.nous avons intercalé quatre lettres nouvelles, d'une aathenticité incontestable, qui ont été découvertes par M. le baron Kervyn de Lettenhove, membre de P Académie royale de Belgique, et publiées par lui dans le BulMm de cette académie, Il« série^ tome XI, n» 2. La cinquième et dernière lettre inédite desaint Bernard publiée par M. Kervyn de Lettenhove, a été placée par nous sous le n« CDLX à la place d'une lettre dont Tanthenlicité nous a paru douteuse. De cette façon, nos lettre;, malgré des additions et des suppressions, continuent à correspondre exactement pour les numéros aux lettres de Tédition latine de M. Migne.

ci Dieu a mtiltipUé leurs besoins à cette intention, afin que tous ayez une occasion de placer vos épargnes dans un lieu si plein de sécurité et de bonheur. Ayez soin de communiquer cela de notre part à T., notre frère et Totre excellent neveu, à W., chez qui est Totre nièce, et à d'autres personnes, si tous en connaissez qui ne méprisent pas le conseil si salutaire que nous leur donnons à cet égard ; je désire surtout que ceux qui sont dans la maison de Dieu reçoivent bientôt la grâce de votre visite.

LETTRE CDXXIL

A m ABBi.

n fl^fticnse de la brièveté de sa lettre et loi adresse un jeune homme qu'il ne pouvait pas recevoir au nombre de ses religieux.

Tout, comme pour lui.

Je n'ignore pas qu'ordinairement vous ne pouvez souffrir la brièveté et la sécheresse dans les lettres que je vous envoie. Hais le nombre de mes occupations me rend laconique, et mon peu de dévotion me rend sec. Pardonnez-moi : accablé encore aujourd'hui sous le poids du jour, je suis contraint d'arriver promptement au nécessaire. Je ne sais pour quelle cause ce jeune homme qui est venu de votre pays nous trouver dans le but de faire son salut, ne s'est pas adressé à vous : car vous savez que nous ne pouvons pas le recevoir ; aussi nous l'avons décidé à retourner auprès de vous. Je crois qu'il ne vous sera pas inutile, si vous voulez Taccueillir, ce que je vous prie instamment de faire.

LETTRE CDXXIII.

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