ECRITES POUR DIVERSES PERSONNES
cognovimus t1), illud ipsum est procul dubio, quod ab iis qui nos per Evangelium in Christ o genuerunt * statim * I Cor., iv, 15. initio audivimus : unum esse nimirum in terris Pastorem maximum, cui sic absolute, sic indistincte suas oves Christus commiserit, ut planum sit « non aliquas désignasse, sed assignasse omnes *, » cuique proinde, prœter *S. Bem., De Coninstantiam quotidianam, sollicitude* sit omnium Ecclesiarum *. * II Cor., «, 28.
Principatum namque Apostolici sacerdotii et zelum tali congruentem fastigio in Beatitudine Tua agnoscimus, quam propterea Pétri, cujus tenes sedem, vices etiam in eo vel maxime sustinere laetamur, quod ovibus non praeesse tantum, sed praesertim prodesse velle videamus ; omnibus sane, nobis autem seorsim quam impensissime. Qui ob id, ad pedes Beatitudinis ïuœ provoluti, gratias agimus quantas possumus maximas , praecamurque ut ea bénéficia quibus jam nostram hanc provinciam nosque auctiores facere animo destinavit Apostolico, pergat
nous, que nous en avons reçu l'assurance ( 1 ). Nous voyons là, justifié sans aucun doute, l'enseignement recueilli à l'origine, des lèvres de ceux qui nous ont engendrés à Jésus-Christ par V Evangile : c'est qu'il n'y a sur la terre qu'un Pasteur suprême, auquel le Christ a confié ses brebis, mais si absolument et si indistinctement qu'il est de toute évidence qu'il « ne lui en a pas désigné quelques-unes en particulier, mais qu'il les lui a remises toutes ; » et c'est pourquoi celui-ci, en portant le poids de ses préoccupations quotidiennes, doit veiller avec un soin attentif sur toutes les Eglises.
Aussi reconnaissons-nous dans Votre Béatitude la primauté du sacerdoce catholique, avec le zèle qui convient à une dignité si auguste. De Pierre, Elle occupe le siège, mais Elle imite aussi et de très près la conduite, car il est consolant de voir qu'Elle ne veut pas seulement commander aux brebis, mais qu'Elle tient surtout à les assister, toutes sans doute, mais nous autres en particulier, avec un absolu dévouement. C'est pourquoi, prosternés aux pieds de Votre Béatitude, nous lui rendons les plus vives actions de grâces. Qu'Elle daigne continuer, nous l'en supplions, à nous et à toute cette province, les bienfaits dont votre âme apostolique s'est plu déjà à nous
( î ) Voir ci-dessus, note ( i ), p. i\.
408 Lettres de saint François de Sales
promovere, neve suam clementiam ullo unquam tempore nobis déesse patiatur. Sic enim fiet ut quemadmodum munere, sic immortalibus meritis sit beatissima.
Ita Deus immortalis Beatitudinem Tuam quam diutissime Ecclesiae suae servet incolumem.
Sanctitatis Tuae, Humillimi servi ac devotissimi in Christo filii, Thononenses Incol^ Catholici.
Revu sur le texte inséré dans le Ier Procès de Canonisation.
enrichir. Qu'Elle ne souffre pas que sa bienveillance vienne jamais à nous manquer. Ainsi, non seulement en vertu de votre charge, mais encore par vos immortels mérites, vous aurez droit à la bienheureuse félicité.
Dans cette vue, que Dieu immortel daigne conserver le plus longtemps possible à son Eglise les jours de Votre Béatitude ! Nous sommes, de Votre Sainteté, Les serviteurs très humbles et très dévoués fils dans le Christ, Les Habitants catholiques de Thonon.