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AVANT-PROPOS

Le recueil des Lettres écrites au cours des années 161 1 -avril 1613, contient plusieurs pièces inédites!1), dont quelques-unes d'une originale et vigoureuse beauté. L'ensemble de la correspondance peut fournir de précieux documents sur la vie pastorale de TEvêque; mais surtout les lettres adressées à la Mère de Chantai sont des pages incomparables qui nous livrent naïvement les plus touchantes confidences de sa vie intime et surnaturelle.

Il y avait encore, en 161 1, beaucoup à faire dans le diocèse de Genève pour relever les ruines multipliées par les protestants sous prétexte de réforme : il fallait ramener les égarés, prêcher aux fidèles, enseigner le catéchisme aux enfants, réorganiser les paroisses démolies ou supprimées, rétablir les Ordres religieux dispersés et créer des Maisons nouvelles. Les Lettres de cette époque nous racontent avec quelle ardeur et quel succès, François de Sales se dévoue et se dépense pour cette œuvre de restauration religieuse.

Un terrain propice s'offrit à son cœur d'apôtre, quand il vint dans ce « petit bout » du royaume de France (2) qu'on appelait le pays de Gex. Il y séjourna en mai, novembre, décembre 161 1 et du 14 au 31 juillet 1612. Si l'on excepte la mission du Chablais, nous ne croyons pas que, dans toute sa vie et parmi les divers quartiers de son grand diocèse, l'infatigable Pasteur ait exercé un apostolat plus laborieux. Pour faire revivre le culte catholique dans ce

(1) On en compte trente-six, sans parler de divers fragments de lettres, et aussi de plusieurs pièces placées à l'Appendice, qui sont d'un grand intérêt.

(2) Lettre dcccxxi, p. 294.

vi Lettres de saint François de Sales

malheureux bailliage, il dut recourir à l'intervention des agents de la cour de France, et d'autre part, ménager l'esprit soupçonneux de Charles-Emmanuel qui s'alarmait toujours de ses voyages, en l'accusant de nourrir « des « affections estrangeres (0 ; » mais surtout, il eut à lutter contre l'opiniâtreté subtile, inlassable des Genevois et des ministres.

Tant de difficultés et de contradictions ne purent l'arrêter ; bien plus, elles faisaient sa joie. « Mon Dieu, ma « très chère Fille, que ce m'est une honnorable et douce « peyne que celle-cy, » écrivait-il de Gex(2), au milieu des plus inextricables embarras. Dès sa première visite, l'ardent Apôtre convertit un gentilhomme, réconcilie deux églises paroissiales ; en quatre sermons, il ébranle plusieurs hérétiques et leur fait « advoùer que la vérité « catholique » est « belle, quoy que difficile a compren- « dre (3). » Il disait encore (4), en parlant des calvinistes de ce pays : « Peut estre ne les reduirons-nous pas, parce « que, pour l'ordinaire, les considérations humaines « empeschent celles de leur salut, » mais « nous ne pen- « sons pas peu faire quand nous leur faysons confesser « que nous avons rayson. »

Dieu visita son Serviteur au champ même de ses fatigues, par des consolations et des lumières qui doublèrent son courage. « Sa'Bonté, » confiait-il à la Mère de Chantai (5), « me fait savourer des douceurs, certes, extraor- « dinaires et suaves et qui ressentent au lieu d'où elles « viennent. O que nostre Sauveur est bon et comme il « traitte tendrement avec mon pauvre chetif courage ! »

Le 14 juillet 161 2, notre Saint retournait à Gex pour entrer en possession des églises qui étaient encore occupées par les ministres. Il y demeura quinze jours, accompagnant de village en village les commissaires royaux, assistant à toutes les assemblées, défendant pied à pied

( 1 ) Voir p. 69.

(2) Lettre dclxxxviii, p. 57.

(3) Lettre dcxcvi, p. 71.

(4) Lettre dclxxxviii, p. 57.

(5) Ibid., p. 56.

Avant-Propos vu

les droits de ses ouailles contre les allégations des pasteurs . Le Procès-verbal de ces laborieuses tournées nous a été conservé, témoignage précieux et véridique journal du zèle d'un grand Apôtre.

Dans les premiers mois de 1611, Annecy avait vu se produire une conversion assez extraordinaire. Elle fit grand bruit parmi les catholiques et dans la cité de Calvin : ce fut le retour de Mme de Saint-Cergues à la vraie foi (0. Cette femme hardie, exaltée par une imagination ardente, avait quitté son mari pour suivre le nouvel évangile de Genève. Bientôt, elle se mit à prêcher avec une éloquence entraînante ; on l'appelait l'archi-ministresse. Un jour pourtant, malgré sa méfiance envers saint François de Sales, elle accepta d'entrer en propos avec lui. L'entretien dura quatre heures. La courtoisie, la modestie, la science du Saint eurent raison, après Dieu, de son aveuglement opiniâtre. Elle se sentit convaincue et se convertit pour toujours, après être demeurée vingt-quatre ans dans l'hérésie.

L'Evêque se préoccupait avec non moins de sollicitude de l'instruction des catholiques. Il devint le prédicateur de toutes les fêtes ; il prêchait dans les paroisses, il prêchait dans les couvents. Ce fut lui qui présida aux « Grands Pardons » d'Annecy (2). Ces exercices lui apportèrent une « infinie multitude d'occupations (3), » mais aussi « mille consolations et point de peyne U). »

Quelques mois auparavant, les fruits recueillis à Chambéry avaient dépassé ses espérances. Invité par le souverain Sénat de Savoie, à donner la station quadragésimale de 1612, il craignit un instant « de rencontrer « trop de sagesse (5). » Mais nous savons, par le témoignage des contemporains et par l'aveu de François de Sales lui-même (6), que les auditeurs répondirent à son

( 1 ) Voir note (3), p. 15.

(2) On trouvera à l'Appendice II, p. 400, un récit pittoresque, inédit jusqu'à ce jour, du fameux Jubilé septénaire de 1612.

(3) Lettre dcccvi, p. 265.

(4) Lettre dcccxvii, p. 287.

(5) Lettre dclxxxvi, p. 54.

(6) Lettre dcclxvii, p. 304.

vin Lettres de saint François de Sales

zèle par leur affluence et leur attention, et qu'ils furent remués par son éloquence. Il parla aux Chambériens des larmes de Jésus, de sa miséricorde, de sa Providence. Les fragments de discours qui nous restent de ce Carême (0, émeuvent encore à la simple lecture, tout refroidis et décolorés qu'ils sont, séparés des lèvres qui les firent entendre et de la ferveur d'amour qui les inspira. On y remarque de ces traits que seuls savent trouver les grands orateurs et les Saints. En parlant de l'étonnement des Juifs devant Jésus pleurant sur Lazare : « Ils virent, » dit-il, « l'amour pleurer (2). »

Et encore : « On se mire avant que de sortir ; nul ne « fait l'examen de sa conscience (3). »

Le bienheureux Evêque dénonçait à ses auditeurs de Chambéry les artifices de l'ennemi des âmes. « Oh ! ces « prédicateurs ! » fait-il dire au tentateur, « oh ! ces pré- « dicateurs ! ils vous interdisent toute joie, toute nour- « riture, tout sourire, tout soin des biens temporels ; ils « vous veulent tout le jour à l'église, toujours dans le a jeûne. » — « Ah ! traître à l'humanité, » reprend le Saint, « nous ne disons pas cela, mais : Nourris-toi de « toute joie ; quant à la joie du péché, n'en use pas (4). » L'action, la pratique des vertus, c'est tout l'homme, disait-il encore (5), et c'est le dernier mot, ou du moins le principal de sa spiritualité. Ainsi, l'éminent Docteur prémunissait à la fois les âmes contre les séductions du sentimentalisme et contre l'orgueilleuse impassibilité des stoïciens.

La renommée de sa parole avait depuis des années franchi les modestes limites de la Savoie. On eût voulu l'entendre à Lyon, on eût voulu l'entendre à Paris ; mais il ne put s'y rendre. Le lecteur éprouvera quelque surprise en parcourant les lettres que le Saint écrivit à ce sujet pour demander à son souverain la permission

(1) Voir tome VIII de cette Edition, pp. 74-102.

(2) Ibid., p. 99.

(3) Ibid., p. 84.

(4) Ibid., pp. 82, 85.

(5) Cf. ibid., p. 104.

Avant-Propos ix

de remplir ces ministères (0. Charles-Emmanuel prenait ombrage de l'amitié et de l'estime que l'on avait en France pour l'Evêque de Genève, et refusa toujours son agrément (2). L'esprit méfiant du prince fit tort dans cette conjoncture à sa perspicacité. Sa connaissance des hommes et sa finesse , qui assurèrent tant de fois le succès de sa diplomatie, auraient dû l'avertir qu'il contristait par ses refus, et sans profit pour sa politique, le plus désintéressé de ses amis et le plus loyal de ses sujets.

A part les prédications qui reviennent aux grandes circonstances, il y a le train journalier de la vie d'un évêque que l'on voit pour ainsi dire en mouvement, en lisant les Lettres de saint François de Sales. Ce sont des catéchismes à faire, c'est un synode à présider, c'est un jugement ecclésiastique à prononcer ; surtout, ce sont les visites à recevoir et qui parfois le surprennent au beau milieu d'une lettre qu'il est obligé d'abréger : « Bon « jour encor, ma Fille; j'apperçois entrer nos plaideurs « qui viennent interrompre la paix de mes pensées (3). »

Cependant, l'occupation principale de sa vie d'alors, celle à laquelle il donne ses meilleurs loisirs et qui lui fut la plus chère, concerne la Congrégation qu'il venait d'établir. Dès la première heure, il veut que la Visitation ait ses Règles, ses armes, sa devise (4). On peut suivre presque jour par jour les nouvelles de la petite assemblée. Le Saint s'associe de cœur et d'âme à tous les événements qui s'y produisent. Quelle joie pour lui d'admettre les prétendantes au noviciat! « Il faut, » dit-il, « que j'aille « estre l'aumosnier de nos Seurs de la Visitation pour « la réception d'une fille de Dijon, de fort bonne famille « et de très bonne mine (5). »

Il partage avec la Mère de Chantai le tracas d'une installation du Couvent dans une maison plus spacieuse

( i ) Lettres dclxxv, dcclxxvih.

(2) Voir pp. 79, 272, 273.

(3) Lettre dcxciii, p. 64.

(4) Ibid., p. 63.

(5) Lettre dcclxxxvi, p. 233.

x Lettres de saint François de Sales

et plus sortable ; et quand tout est fini, il écrit avec un contentement visible : « Mercredi, nous logerons le Saint « Sacrement en l'oratoire de la Visitation, dequoy toutes « ces bonnes filles sont grandement en feste (0. »

Quelle attention et quelle adresse pour se concilier la bienveillance du duc de Nemours et des officiers de sa maison en faveur de sa chère famille ! Il y a là-dessus une lettre fort curieuse (2). Quel souci pour procurer à la Communauté des vocations solides et recommandables, et pour inculquer aux novices l'esprit tout particulier de l'Institut (3) ! Le recrutement des sujets n'était d'ailleurs pas facile ; le Saint l'avoue formellement et il en donne la raison : « Les humilités quil y faut exercer rebuttent « quelquefois les filles (4). »

Au reste, le Fondateur se garde bien de circonscrire tout l'idéal de la vie religieuse dans le cadre de son cher Couvent de « Neci. » Il s'intéresse à toutes les autres formes de Congrégations régulières : il applaudit à l'établissement des Ursulines à Chambéry (5), il protège les Annonciades de Saint-Claude (6) ; il est l'ami, le conseil, le correspondant de tous les grands Ordres de l'époque.

La vie intérieure* de saint François de Sales apparaît dans ses Lettres d'une manière plus expressive encore que sa vie du dehors et que ses œuvres extérieures. Ce qu'il dit quelque part (7), de « tant de personnes » qui lui ont remis « la clef de leurs cœurs » et qui en lèvent « la serreure devant » lui, afin qu'il « voye mieux tout « ce qui est dedans, » lui arrive à lui-même en écrivant. Il se révèle d'abord avec les nobles' qualités de son intelligence, une sagesse profonde qui sait mesurer d'un

(1) Lettre dcccxxv, p. 305.

(2) Lettre dcccxlii.

(3) Voir Lettre dccxlvii.

(4) Lettre dcccv, p. 263.

(5) Voir pp. 302, 309.

(6) Voir Lettre dccxcvii.

(7) Lettre dclxxvi, p. 40.

Avant-Propos xi

coup d'œil sûr et définitif la valeur et l'à-propos des opinions qui se contredisent.

En 1612, tout le monde dissertait sur le pouvoir temporel du Pape : c'était la question brûlante de l'époque. Or, de l'avis du Saint, la solution d'une pareille controverse est « difficile et inutile (0. » Avec une grande liberté et un sens admirable, il déclare à un ami (2) : « Je hais par inclination naturelle, par la condition de « ma nourriture, par l'appréhension tirée de mes ordi- « naires considérations et, comme je pense, par l'inspi- « ration céleste, toutes les contentions et disputes qui se « font entre les Catholiques... mais sur tout en ce tems « plein d'espritz disposés... aux mesdisances, aux cen- « sures et a la ruyne de la charité. » A un Evêque italien, il disait encore (3) : « Si en France, les Prélats, la Sor- « bonne et les Religieux étaient bien unis, c'en serait fait « de l'hérésie en dix ans. »

Cette rare sagesse, ce goût pour tout ce qui est sobre et modéré, notre Saint les portait jusque dans la critique littéraire. Le croirait-on ! il conseille à l'auteur d'une Somme de Théologie scolastique (4) de retrancher, en écrivant, les formules méthodiques, d'être bref sur les questions inutiles, de n'user que de citations « prei- « gnantes et courtes. » Il voudrait même qu'on traitât ces matières abstraites dans un « stile affectif. » Mais ce style, qui est la propre manière de François de Sales, ne l'a pas qui veut.

Oserons-nous maintenant pénétrer comme dans un sanctuaire, avec un regard respectueux et discret, dans le cœur du saint Evêque ? Pour cela, il suffit de lire les lettres adressées à la Mère de Chantai. La plupart de ces lettres sont plutôt des hymnes sacrés et des élévations mystiques, où l'âme du Saint, ravie par la grâce divine, chante avec joie, en compagnie d'une âme qui sait l'entendre et lui répondre, la gloire et l'amour de

(1) Lettre dcclxi, pp. 191, 192.

(2) Lettre à Bénigne Milletot, p. 95.

(3) Lettre à M.er Germonio, archevêque de Tarentaise, p. 188.

(4) Lettre à D. Eustache de Saint-Paul Asseline, Feuillant, p. 116.

xii Lettres de saint François de Sales

Jésus-Christ. Ainsi la Vierge, pleine du Saint-Esprit, courut chanter son bonheur à sa cousine Elisabeth ; ainsi le « Poverello » d'Assise chantait aux petits oiseaux les merveilles de l'amour divin. C'est l'amour divin qui unissait jusqu'à les confondre les deux cœurs de saint François de Sales et de sainte Jeanne-Françoise de Chantai. Leur amitié était d'un ordre inconnu à la philosophie païenne. C'est trop peu dire : elle était d'un ordre purement surnaturel, et toute spirituelle. « Ce feu sacré « qui change tout en soy, » écrivait un jour le Bienheureux à sa chère Fille (0, « veuille bien transmuer nostre « cœur, affin qu'il ne soit plus qu'amour et qu'ainsy « nous ne soyons plus aymans, mais amour; non plus « deux, mais un seul nous mesme, puisque l'amour unit « toutes choses en la souveraine Unité. » Et une autre fois (2) : « Nostre Seigneur ne vous donne jamais de « violentes inspirations de la pureté et perfection de « vostre cœur, qu'il ne me donne la mesme volonté, pour « nous faire connoistre qu'il ne faut qu'une inspiration... « a un mesme cœur... Cette souveraine Providence veut « que nous soyons une mesme ame pour la poursuite « d'une mesme œuvre et pour la pureté de nostre per- « fection. »

Qu'ils sont heureux de parler ensemble des choses du Ciel ! « Mon Dieu, ma Fille, que je suis ayse de parler un « peu de ces choses avec vous (3) ! » Ils ne se lassent pas de s'entretenir toujours sur le même propos : « Je retource ne tous-jours a mes brebis, » dit naïvement le Saint (4). Cette amitié célèbre fut pour les deux Fondateurs une « mutuelle consolation et un réciproque avancement en « l'amour caeleste(5). »

Sans doute, saint François de Sales n'aima jamais aucune âme plus tendrement et plus généreusement que l'âme de sainte Jeanne-Françoise de Chantai, mais son

(i) Lettre dcxcii, p. 62.

(2) Lettre dccxiii, p. 102.

(3) Lettre dcccxxxviii, p. 322.

(4) Lettre dcccii, p. 258.

(5) Lettre dccxviit, p. 107.

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cœur, dilaté comme à l'infini par la charité, avait encore des trésors d'amour pour toutes les âmes qu'il savait dédiées au service de Jésus-Christ. Dans les lettres qu'il leur envoie, il les appelle, mon Frère, ma Mère, ma Seur, ma Fille; il veut qu'on l'appelle en retour, son frère et son filç. « Bien que les personnes que j'ayme « soyent mortelles, » disait-il, « ce que j'ayme princi- « paiement en elles est immortel (x), » Aussi, comme il aimait les âmes chrétiennes, et pour mieux dire, comme il aimait tous les hommes ! Comme il aimait jusqu'à ses adversaires de religion !

Un médecin calviniste (2), étant venu de Genève pour soigner la Mère de Chantai : « Nostre bonne malade, » écrit saint François de Sales (3), « donneroit de bon « cœur la vie pour la santé spirituelle de son médecin, et « moy, pauvre, chetif pasteur, que ne donnerois-je pas « pour le salut de cette déplorable brebis ! Vive Dieu, « devant lequel je vis et je parle : je voudrois donner « ma peau pour le vestir, mon sang pour oindre ses « playes et ma vie temporelle pour l'oster de l'éternelle « mort. »

Nous venons d'esquisser rapidement la vie extérieure de FEvêque de Genève, et sa vie surnaturelle, comme il nous a semblé les saisir l'une et l'autre dans les Lettres du présent volume. Ces deux vies furent pour ainsi dire symbolisées dans les broderies que la Mère de Chantai avait faites de sa main, sur la chape dont elle fit présent à son cher Evêque (4). « O vrayement, » s'écrie le Saint après l'avoir vue (5), « elle est belle en extrémité, la « chappe que la plus chère mère qui vive envoyé a son

(1) Lettre dccxi, p. 94.

(2) Marc Offredi (voir note (3), p. 168). En le consultant, « notre Bienheureux Père, » écrit la Mère de Chaugy (Mémoires, etc., Partie II, chap. vu, p. 170), « espérait de retirer cette sienne brebis de la gueule du loup de l'hérésie. »

(3) Lettre dccliv, p. 169.

(4) Voir note (2), p. 367.

(5) Lettre dccclxv, pp. 367, 368.

xiv Lettres de saint François de Sales

« très cher père ; car elle est toute au nom de Jésus et de « Marie... Et les Phi (cp^) redoublés signifient, comme « lettres capitales, la philothie et Ici philanthropie, « l'amour de Dieu et l'amour du prochain... ces divins « amours, dont l'un remonte en Dieu et fait des Philo- « thees, l'autre descend au prochain et fait des Philan- « tropes... Bénite soit a jamais la chère main de ma Mère « qui a si bien sceu faire ce bel ouvrage ! »

Ces « Phi redoublés, » brodés non sans intention sur la chape de saint François de Sales, pourraient servir de devise ou d'épigraphe aux Lettres de ce nouveau recueil.

J.-J. Navatel, S. J.

Lyon, iei> mai 1908.

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