‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 198 sur 438 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DE HUTTEN, avec froidtxiv et indifférence.

Nous ne nous convenons pas. (On mttml de loin une joyeuse musique c/iampélre, mêlée de beaucoup de voix d’hommes. Elle se rapproche de plus en plus du château.) J'entends là des sons qui me déplaisent. Suivez-moi dans une autre chambre.

ABEL est allé sur le balcon et revient un montent après.

C'est toute la petite ville, monseigneur, qui vient solennellement, en habits du dimanche, musique en tête. Elle s'arrête devant le château. Ils demandent à grands cris que monseigneur veuille bien paraître sur le balcon et se montrer à ses lidèles vassaux.

DE HUTTEN

Que veulent-ils de moi? Qu'ont-ils à demander?

ABEL

Monseigneur oublie....

DE HUTTEN

. Quoi ?

ABEL

Vous n’en serez pas quitte, cette fois, aussi aisément que l'année dernière....

DE HUTTEN se lève brusquement.

Partons! partons! Je ne veux rien entendre de plus.

ABEL

C’est ce que je leur ai déjà dit, monseigneur.... mais ils viennent de l’église, et Dieu, dans le ciel, les a bien entendus, disent-ils.

DE HUTTEN

Il entend aussi les aboiements du chien et le faux serment dans le gosier de l’hypocrite, et il doit savoir pourquoi il a voulu l’un et l’autre.... {Comme le peuple pénètre dans la salle.) O ciel! qui m’a fait cela? {Il veut fuir dans un cabinet. Plusieurs l'arrir tent et saisissent les bords de son habit.)

LE MISANTHROPE

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