‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 270 sur 438 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

vent que penser de loi.... Oxenstirn, .\rnheim, tous ignorent comment ils doivent interpréter tes délais. A la fm, c’est moi qui suis le menteur : je sers partout d’intermédiaire, et je n’ai pas même un écrit de ta main.

WALLENSTEIN

Je ne donne jamais un écrit de moi , tu le sais.

TERZKV.

.Mais à quoi reconnaître que tes vues sont sérieuses, si l’acte ne suit pas les paroles? Dis toi-méme : tout ce que tu as traité jusqu’ici avec l’ennemi aurait parfaitement pu .se faire , quand tu n’aurais eu d’autre intention que de te jouer de lui.

WALLENSTEIN, fiprès Vile fause , te regardant fixement.

Et qui te dit qu’en effet je ne me joue pas de lui? que je ne me joue pas de vous tous ? .Me connais-tu donc si bien ? Je ne sache pas que je t’aie ouvert le fond de mon âme.... L’empereur, il est vrai , a mal agi envers moi.... Si je voulais, je pourrais lui faire en retour beaucoup de mal. C’est une joie pour moi de connaître ma puissance. Que je veuille , ou non , en user en effet, là-dessus , ce me semble , tu n’en sais pas plus long qu’un autre.

TERZKY

C’est ainsi que toujours lu as fait de nous tes jouets!

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