ACTE V, SCfcXE 11. ^r
LE CORNETTE
.Vous le tenons.
OCTAVIO
De qui parlez-vous?
LE CORNETTE
Le ni'gociateur, Sésina.
ocTAVio, vivement.
Vous l’avez?
LE CORNETTE
Le capitaine Molirbrand l'a attrapé claiefla forêt de Bohême, avant-hier au matin, comme il était en route pour Ilatishonne, avec des dépêches qu’il portait aux Suédois.
OCTAVIO
Et les dépêches....
LE CORNETTE
Le lieutenant général les a aussitôt envoyées à Vienne, avec le prisonnier.
OCTAVIO
.Ml! enfin, enfin! C’est une grande nouvelle! Cet homme-là est pour nous un vase précieux qui renferme des objets impoi^ tants.... A-t-on trouvé beaucoup?
LE CORNETTE
Environ six paquets, scellés des armes du comte Terzky.
OCTAVIO
Aucun de la main du prince ?
LE CORNETTE
Pas que je sache.
OCTAVIO
Et Sésina?
LE CORNETTE
Il se montra fort effrayé, quand on lui dit qu’on le dirigeait sur Vienne. Mais le comte Altringer lui a donné bon espoir, pourvu qu’il voulût librement tout avouer.
OCTAVIO
Altringer est-il auprès de votre maître? J’avais entendu dire qu’il était malade à Linz.
LE CORNETTE
Depuis trois jours déjà, il est à Erauenberg, auprès du lieu-
— TU. I lî