SCÈNE I
L.\ REINE, LA DUCHESSE OLIVAREZ, LA PRINCESSE D’É- BOLI , LA CO.MTESSE FUENTÈS.el d’autres dames.
LA REINE, à ta grande .^laîtressei en se levant.
Ainsi la clef ne s’est pas trouvée ?... Il faudra alors qu’on me force la cassette, et cela sans retard.... (ApercevaiU la princesse d’Èboli , qui s'approche d'elle et lui baise la main.) Soyez la bienvenue, chère princesse. Je me réjouis de vous voir rétablie. Encore très-pâle, il est vrai....
FUENTÈs, avec quelque malice.
Il faut s’en }irendre à cette méchante lièvre qui attaque les nerfs avec une violence étonnante. N’est-ce pas, princesse?
LA REINE
J’avais un vif désir de vous aller*voir, ma chère.... Mais vous savez que cela ne m’est pas permis.
OLIVAREZ
La princesse Éboli n’a pas du moins manqué de société....
LA REINE
Je le crois volontiers. Qu’avez-vous ? Vous tremblez.
ÉBOLI
Rien.,., rien absolument, ma reine. Je vous demande la permission de me retirer.
LA REINE
Vous nous cachez la vérité, et vous êtes plus malade que vous ne voulez nous le faire croire. C’est même une fatigue