U REINE, LE MARQL'IS DE POSA
LA REINE , fort surprise.
Comment? Puis-je me fier à mes yeux, marquis? Vous, député vers moi par le roi ?
LE MARQUIS
Cela paratt-U si étrange à Votre Majesté? A moi, en aucune façon.
LA REINE
Eh bien, ce monde alors est sorti de son orbite. Vous et lui.,.. Je dois avouer....
1)0X CAIU.US.
-LE MARQUIS
Qup cela sonne d’une faron bizarre? Cela peut bien être.... Le temps pri-sent est férond en liieii d’autres merveilles.
LA REINE
l’Ius étonnantes? j’en doute.
LE MARQUIS
Supposons que je me sois laissé convertir enfm.... que je sois fatigué de jouer à la cour de Philippe l’homme singulier? L’iiomme singulier? Mais aussi, qu’est-ce que cela veut dire? Celui qui veut se rendre utile aux hommes, ne doit-il jias commencer par se rendre semblable à eux? .\ quoi bon afficher avec ostentation le sectaire? Sujiposons.... qui est assez libre de vanité pour ne pas recruter des adeptes à sa croyance?... Supposons que je travaille à placer la mienne sur un trône?
LA REINE
Non!... Non, marquis, je ne voudrais pas, même par un jeu d’esprit , vous accuser de cette fantaisie chimérique. Vous n’êtes pas un rêveur, capable d’entreprendre ce qui ne peut être mené à lin.
LE MARQUIS
Cela même serait encore une question , ce me semble.
LA REINE
Ce que je pourrais tout au plus vous imputer , marquis.... mais qui de votre part me surprendrait pourtant, ce serait.... ce serait....
Inc conduite équivoque? Peut-être.
LA REINE
Pas bien droite , tout au moins. Le roi sans doute ne voulait pas me mander par vous ce que vous m’allez dire.
LE MARQUIS
Non.
LA REINE
Et une bonne cause peut-elle ennoblir de mauvais moyens? Pouvez-vous.... pardonnez-moi ce doute.... prêter à ce rôle votre noble fierté? J’ai [leiiie à le croire.
LE MARQUIS
J’y aurais jieine aussi, s’il ne s’agissait ici d’autre chose que