ACTE IV, SCÈNE VI
centurione, en fureur.
Douze sénateurs ! C'est diabolique ! Saisissez tous des glaives! (Tous se précipitent, à l’exception de deux, sur les armes entassées là toutes prêtes.)
Ton nom y est aussi, Bourgognino.
BOURGOGNINO.
Et aujourd’hui même, s’il plaît à Dieu, je l’écrirai de ma main sur la gorge de Doria.
CENTURIONE
II reste à terre deux épées.
CIBO
Quoi? quoi?
CENTURIONE
Il y en a deux qui n’ont pas pris d’épée.
ASSERATO.
Mes frères ne peuvent voir le sang. Excusez-les.
centurione, vicemcid.
Quoi? quoi? Pas même le sang des tyrans? Déchirez ces lâches! Jetez-les hors de la république; ces bâtards. ( Quelques-uns des membres de la réunion se jettent arec colère sur les deux frères.) fiesque les sépare.
Arrêtez ! arrêtez ! Voulez-vous que Gènes doive sa liberté à des esclaves? Voulez-vous que notre or perde son beau son en s’alliant avec ce vil métal? (Il les dégage.) Vous, messieurs, vous voudrez bien vous arranger d’une chambre dans mon palais, jusqu’à ce que nos affaires soient décidées. (.4 la garde:) Deux prisonniers. Vous en répondez. Deux sentinelles vigilantes à' leur porte. (Ou les emmène.)
les sentinelles, à la porte de la cour.
Qui est là dehors? (On frappe.)
Calcagno crie avec angoisse :
Ouvrez!... Ami.... Ouvrez, au nom de Dieu!
BOURGOGNINO.
C’est Calcagno. Pourquoi « au nom de Dieu ? » fiesque.
Ouvrez-lui . soldats.
LA CONJURATION DE FIESQUE