ACTE IV, SCÈNE VII
Honle sur vous, hommes! Succomber à cette épreuve d'enfants!... Reprenez vos armes.... Vous combattrez comme des ours, si vous voulez réparer cette brèche. ( Bas à Calcagno.) Y étiez-vous allé vous-même ?
CALCAGNO
J'avais pénétré au milieu des gardes du corps, pour m’informer, selon ma mission, du mot d'ordre chez le doge.... Comme je me retirais, on amène le nègre.
fiesqüe , haut.
Ainsi le vieux est au lit ? Nous le ferons sortir de son duvet, tambour battant, (lias.) A-t-il parlé longtemps avec le doge ?
CALCAGNO
Mon soudain effroi et votre danger pressant m’ont à peine permis de rester là deux minutes.
fiesqüe, haut et gaiement.
Vois donc! comme nos concitoyens tremblent encore.
CALCAGNO
Vous n'auriez pas dû non plus éclater si vite. (Bas.) Mais, pour l’amour de Dieu , comte ! que gagnerez-vous à ce mensonge que vous dicte la nécessité?
FIESQÜE.
Du temps, ami, et puis voilà le premier effroi passé. (Haut.) Holà! qu'on apporte du vin! (Bas.) Et avez-vous vu le doge pâlir! (liant.) Allons, frères, buvons encore une santé à la danse de cette nuit! (Bas.) Et avez-vous vu le doge pâlir?
CALCAGNO
Le premier mot du nègre doit avoir été : « Conjuration! »..., Le vieux a reculé, blanc comme la neige.
fiesqüe , troublé.
Hum ! hum! Le diable est fin, Calcagno.... Il n’a rien trahi jusqu’à ce qu’ils eussent le couteau sur la gorge. Maintenant, sans doute, il est leur bon ange. Le nègre est lin. (On lui ai)porle une coupe de vin, il la tcml vers la compagnie et boit.) A notre bonne fortune, camarades! (On frappe.)
les sentinelles.
Qui est là dehors?