‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 223 sur 372 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

FIESQUE, comme s'il soi-lait à l’instant du palais; TROIS ALLE- MANDS, qui amènent le nègre garrotté.

FIESQUE

Qui m'a crié de descendre dans la cour?

UN ALLEMAND

Conduisez-nous au comte.

FIESQUE

Voici le comte. Qui me demande?

l’allemand lui fait le salut militaire.

Bonsoir de la part du doge. Il livre à Votre Grâce ce nègre garrotté. Il doit avoir débité des infamies. Ce billet vous apprendra le reste.

fiesque prend le billet , d'un air indiffèrent.

Ne t'ai-je pas, aujourd'hui môme, prédit les galères? (A l'Allemand. ) C’est bon, ami. Mon respect au doge.

le nègre leur crie, comme ils partent.

Et le mien aussi, et dis-lui.... au doge.... que s’il n’avait pas envoyé un âne, il aurait appris qu'il y a deux mille soldats cachés dans le palais. (Les Allemands sortent. Us nobles reviennent.)

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