‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 51 sur 372 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

AMALIE, dans le jardin, chante, en jouant du luth.

Il était beau comme un ange, plein des voluptés du Walhulla, Beau par-dessus tous les jeunes hommes.

Son regard avait une douceur céleste, comme le soleil de mai, Réfléchi par le miroir azuré des mers.

Son embrassement.... ô délirante ex ta sel...

Le cœur battait avec force, avec feu, sur le coeur....

La bouche, lesorcilles enchaînées.... La nuitdevantnos regards....

Et notre âme en proie au vertige et ravie jusqu'au ciel.

Ses baisers.... sensation céleste!

Comme deux flammes se saisissent,

Comme les sons de la harpe se confondent En une divine harmonie ,

Ainsi son esprit et le mien en délire s’élançaient, volaient pour s’unir. Les lèvres, les joues brûlaient, tremblaient....

L'âme pénétrait l’àmc. . .. La terre et le ciel semblaient flotter Et se fondre autour des deux amants.

Il n'est plus.... En vain, hélasl en vain Mes tristes plaintes soupirent après lui.

Il n’est plus.... et toutes les joies de la vio Vont se perdre en un vain hélasl

FRANZ entre.

FRANZ

Déjà de retour ici, rêveuse opiniâtre? Tu t’es dérobée du joyeux banquet et tu as gâté leur joie aux convives.

amalie.

Grand dommage pour cette innocente joie! Le chant de mort

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