‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 153 sur 311 · LES ENFANTS DU DIMANCHE · texte numérisé non relu

LES ENFANTS DU DIMANCHE

Pendant des années, le maître façonne son œuvre , et ne peut jamais se satisfaire ; mais à celte race de génie , le bien et le beau viennent en dormant. Ce qu'ils ont appris hier, ils veulent aujourd’hui dt!j'à l’enseigner ; ah! que ces messieurs ont les intestins courts !

LES HOMÉIHDES*;

Qui de vous est le chantre de l’Iliade? Voici pour lui , de la part de Heyne , qui lui-môme les trouve si bonnes , un paquet de saucisses de Gœttiugue.

• A moi! j’ai chanté la querelle des rois! — Moi le combat près des vaisseaux ! — A moi les saucisses , j’ai chanté l’aventure du mont Ida ! >

Paix! ne me mettez pas du moins en pièces! Iæs saucisses ne

1. Cette épigramme, insérée également dans l'Almanach dfs Muses de 1797, en formait primitivement deux. La première avait le litre conservé : « Les enfanls du dimanche ; > la seconde était intitulée : « Les prompts écrivains. » — La locution «les enfants du dimanche» signifie, en allemand, • les gens nés heureux, * ou, comme nous disons familièrement, « nés coiffés. »

Dans l'Almanach des Muses do 1797, ce sont trois épigrammes séparées, intitulées : « Les Rhapsodes; Beaucoup de voix; Erreur de compte. »

382 POÉSIES nÉTAClIÉKS.

siifliroiit pas! Celui, qui Ils a envojées, ne eomplait que sur un

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