‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 248 sur 311 · CONDITION · texte numérisé non relu

CONDITION

En vain tu t’efforces éternellement de te rendre semblable à l’essence divine , si d’abord lu n’as fait tienne la divine essence.

I. La • s«rvante>, c'est, selon Schiller, l’art qui a son but hors de lui; la • déesse >, l'art libre et vrai qui est à lui-même son but.

î. Cette épigramme est probablement aussi de Goethe; du moins a-t-il placé dans ses 0«o/re taisons le premier des quatre distiques dont elle se compose.

APPENDICE

L’iNSrilUMENT AVeUÛLH.

Combien je in’afllige quand je vois une âme excellente, digne d aller au but elle aussi, ne se considérer que comme moyen!

^ LE CABACTEhE moral ET LE BEAU CARACTÈRE.

Celui-là est le représentant de toute la communauté des esprits , mais la belle Ame compte déjà rien que par elle-même.

^ I.ES bWAHDS DK UORALITK

Comme ils nous tourmentent avec leur morale pure, nous les impurs ! Ils n'osent assurément se fier en rien à la nature grossière. Il faut qu’ils fuient jusque dans le monde des esprits, pour échapper à la bétc; ils ne peuvent faire humainement la chose même la plus humaine. S'ils n'avaient pas de conscience et si le devoir ne parlait si saintement, je crois, en vérité, qu’ils pilleraient leur fiancée au moment même où ils l’embrassent.

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